Lutz

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Des vêtements hybrides où le bomber en jean, en nylon fusionne avec du matelassé, de la fausse fourrure… Les couleurs vives s’enchaînent, le jaune le dispute au rouge, au violet, au bleu, à l’orange. «  J’ai voulu reprendre les idées de la collection Printemps Été et pousser plus loin, en simplifiant, en amplifiant ou simplement en recoupant dans les mêmes matières… » dit Lutz. Les épaules sont marquées, encore plus haut donnant une touche futuriste aux silhouettes.

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Les manches bouffantes amplifient leur volume en ailes de papillon.

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Se dessine une forme de cape dans le dos, dans l’évasement des manches.

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Le vêtement s’accroche et se décroche avec une touche de déstructure. Une touche vif argent jacquard entre futur et grand soir. En pleine mutation, les hybrides de Lutz sont les vedettes d’une collection très réussie.

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Undercover

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Fantaisie, poésie, magie, rêve,… le défilé d’Undercover est absolument époustouflant. La collection s’esquisse en dix tableaux tous parfaits, menés comme une chorégraphie où les personnages lentement circulent, se croisent, se frôlent, se saluent. « But Beautiful III Utopia » propose une collection hybride où l’humain fusionne avec l’insecte. Traces de carapaces, cocons, ocelles,… mais aussi plumes.

Revue de détail d’une collection magnifique.

  1. Aristocracy. Folie de robes du soir et de boléros somptueux, mais à y regarder de plus près les tissus ont été dévorés par des mites, le mythe de Beuys n’est pas loin.

Undercover 1-RTW-FW17-Paris-0042.Wardens. La femme oiseau en combinaison se retrouve harnachée de plumes (structure de quatre types de plumes montées sur des lanières de cuir), gardienne d’une basse-cour en délire.

Undercover 2-RTW-FW17-Paris-0063. Soldiers. Tenues de combats avec d’amples manteaux drapés et ornés de moult décorations pour honorer les vainqueurs.

Undercover 3-RTW-FW17-Paris-0114.Young rebels. Des silhouettes hybrides avec un côté récup, des éléments ethniques, folkloriques, des pompons, des besaces, des jupes en peaux, des détails de fourrure et des chapeaux chapka, le tout surmonté d’une coiffe aux allures de cornette.

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5. Nomads. Voyageurs du temps, accumulant les strates, les couches de vêtements. Sur fesses rebondies une nouvelle version du faux cul, posé à l’extérieur en assemblage constructiviste de pièces de cuir.

Undercover 5-RTW-FW17-Paris-0186. Clergy. Echappées d’un tableau de Van Eyck les silhouettes ont un allure monacale, tempérée par la richesse de la gamme de couleurs. S’invitent rouge, vert sous l’austère coiffe blanche.

Undercover 6-RTW-FW17-Paris-0297. Agitators. Fantaisie des assemblages sur ceinture à gris-gris de métal. Pulls en volumes déstructurés. Hautes bottes. Coiffure en pointes, antennes en éveil.

Undercover 7-RTW-FW17-Paris-0318. Choir. Énormes vestes en tricot pour la chorale ?

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9. New Species. Boléros papillons aux imprimés multicolores, ocelles en camouflage, portés sur des robes en brocart.

Undercover 9-RTW-FW17-Paris-03710. Monarchie. Robe de princesse en forme de jupons lampions aux détails travaillés en plissage origami. Détails de fourrure, coiffure macarons. Sublime Coppélia à remontée mécanique.

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Je n‘aime pas trop les mots anglais mais WHAT A SHOW !

 

Uma Wang

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Magnifique premier défilé parisien pour Uma Wang, empreint de douceur et de poésie. Chinoise d’origine, elle a étudié les textiles dans son pays avant de s’inscrire à Saint Martin’s. Elle a lancé sa marque en 2009 et a présenté ses créations à Londres et à Milan où elle défilait. Pour l’hiver 2017, sa collection de longues silhouettes fluides joue avec de subtils mélanges de matières.

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Remarquables, ses imprimés intègrent parfois des photos de son cru (pour l’été 2017, des clichés du Maroc).

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Très travaillées, ses couleurs s’inscrivent dans des gammes sobres, autour des beiges, ocres, noirs, gris… Elle n’hésite pas à teindre certains tissus avec du thé ou du café pour la beauté du naturel et d’un résultat artisanal.

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Parmi les matières de cet hiver, un velours brillant et imprimé.

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Tout un travail de drapé, en oblique, en biais se dessine aussi en patchwork. Une poésie infinie pour un nouveau nom de la mode à Paris.

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Uma Wang est déjà en vente chez L’Éclaireur.

Manish Arora

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Paris

 

Cosmiclove pour Manish Arora qui mâtine sa vision d’un futur spatial de réminiscences ethniques avec la mise sur orbite d’exotiques tribus. Profusion de couleurs où les roses, les bleus, les verts dominent. Riches broderies avec éclats brillants. L’inspiration vient d’Afrique, mais se tourne aussi vers par les Amériques avec des imprimés aztèques. Esperanto de styles, patchworks d’influences. Des motifs géométriques évoquent l’art déco.

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Paris

Siffle aussi un air de savane avec imprimé zèbre opposant noir et blanc face à un océan de couleur.

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Paris

Explosion d’étoiles filantes, pluie de météorites, sacs globes, imprimés galaxies.

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Paris

Motifs de plumes de paon, les yeux d’Argos magnifiés par Héra posent leur regard sur la collection.

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Paris

Bricolage récup avec des sacs et bijoux de plastique. Maquillage de corps avec semis de perles sur les bras entre élégance et tribalité. Un bel anniversaire pour Manish Arora qui célèbre 10 ans de défilés à Paris. Fantasque et talentueux créateur à facettes, Manish Arora passe de Burning man à Buckingham Palace avec la même décontraction. Un arc-en-ciel de fantaisie haute en couleur, un savoureux big bang.

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Paris

Ann Demeulemeester

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Sébastien Meunier continue l’oeuvre au noir d’Ann Demeulemeester. Si cette saison prolonge à nouveau les codes emblématiques de la maison : masculin-féminin, noir versus blanc, sangles, plumes… une douce féminité baigne le défilé, sans doute accentuée par les tissus posés en coiff(ur)e.

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Une légèreté flotte sur la collection avec tissus translucides aux semis de fleurs.

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Le brillant d’un satin passe au rose chair.

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Combattantes adoucies, guerrières pacifiques, les amazones déterminées sont encore là, volontaires, mais passe un voile de douceur poétique sur leurs silhouettes.

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Rochas

 

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Les parfums de la maison Rochas sont relancés par Interparfums tandis que la mode continue sous la direction artistique d’Alessandro Dell’Acqua. Pour l’hiver prochain, les silhouettes fluides s’habillent de noeuds en superposition, de ruchés,…

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Jeux de transparence, dentelle noire, broderies, motifs floraux et un poil de fourrure. Animal, un motif de « zèbre » joue l’opposition du noir et du blanc

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En accessoires, mini sacs siglés d’un R et sur les chaussures l’initiale strassée passe en boucle.

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Atlein

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Premier défilé pour Antonin Tron et sa marque Atlein. Après des études à l’académie royale d’Anvers, le créateur a travaillé pour de grandes maisons : Vuitton, Givenchy puis chez Balenciaga. Il y a deux saisons, il a débuté ses propres collections avec des modèles en jersey présentés dans son show room où il fut vite repéré et acheté par les Américains, notamment Ikram à Chicago. Cette saison, il saute le pas avec un défilé et était invité dans le calendrier officiel. Sa spécialité et matière de prédilection demeure le jersey qu’il travaille magnifiquement, parfois en bi-matière.

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Il cite en référence Jean Muir. Quelques vestes et manteaux très construits et des robes structurées, drapées. Un zeste d’asymétrie (encolures), une gamme de couleurs sobres et raffinées.

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Une touche discrète de couleurs vives avec un imprimé floral, « japonisant » dit le créateur. Des débuts prometteurs pour Atlein déjà lauréat du prix de la première collection de L’Andam et en lice pour le LVMH Prize.

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