Liselore Frowijn

LISELORE FROWIJN CATWALK FASHION SHOW PARIS FW17

Inspirée par son compatriote sculpteur Alfred Eikelenboom, Liselore Frowijn a imaginé une nouvelle Métropolis aux accents cosmiques. Constellation de planètes géométriques, le rond oblitère les tissus.

LISELORE FROWIJN CATWALK FASHION SHOW PARIS FW17

 

Une touche de Midas avec les gants en or, goldfinger. Exubérance des couleurs et références aux couleurs de l’inde (holi pas loin ?). Mélange d’étoffes, soie, laine et un zeste de tissus transparents. Travail avec des tissus Vlisco. Pour l’hiver, laine façon plaid ou couverture utilisée en ponchos ou en longs manteaux.

LISELORE FROWIJN CATWALK FASHION SHOW PARIS FW17

 

Jeux de superposition, d’asymétrie, « collages » ethniques.

LISELORE FROWIJN CATWALK FASHION SHOW PARIS FW17

Et quand le cercle s’ombre de rouge se dessine presque la magie du soleil levant.

LISELORE FROWIJN CATWALK FASHION SHOW PARIS FW17

 

C Peter Stitger Team

Paskal

 

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C’est l’hiver pour la fashion week. Paskal ouvre le calendrier officiel avec une collection romantique et un brin pop. La créatrice, architecte de formation, cite en guise d’inspiration un séjour à Tel Aviv où elle a découvert et admiré la construction de la ville. À la rigueur de la géométrie, Julie Paskal ajoute la douceur de courbes, arrondissant les angles. Un zeste d’esprit pop sous forme de fleurs, mais réalisées en 3D avec des matériaux réfléchissants.

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Une collection d’abord dans un blanc poétique et délicat avec des détails, des transparences, des effets dentelle.

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Une transition noir-blanc à petits carreaux et puis oeuvre au noir.

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Des formes à géométrie variable, coupes au laser, un soupçon d’asymétrie et le romantisme de manches ballon. En ponctuation, des détails de couleurs : vert pomme et violine.

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Tenue correcte exigée

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Un parfum de scandale soufflerait-il sur l’exposition Tenue correcte exigée ? Difficile de transcrire cette notion dès que le vêtement est mis en cage dans des salles de musée à éclairage tamisé (pour la protection des étoffes). Du Moyen-Âge à aujourd’hui le vêtement a parfois choqué, mais il a aussi conduit à des évolutions non seulement en style, mais aussi dans le comportement des différentes époques.

L’entrée en matière se fait par un double portrait de Cranach : Adam et Ève. Après avoir vécu nus comme des vers, les premiers humains de La Genèse se vêtirent une fois le pêché consommé. L’habit serait-il, depuis le paradis perdu, synonyme de pêché alors que la nudité incarnerait l’innocence ? Un point de départ intellectuellement intéressant, mais dans un monde où l’habit est la norme, une réalité aux antipodes. Pour Denis Bruna, commissaire de l’exposition, ceci implique que : « Tout vêtement est plus ou moins l’héritier de ce vêtement primitif. Il est imprégné de la faute de nos ancêtres et, pour cette raison, se doit d’être le plus sobre et le plus discret possible. ». L’exposition se développe en trois axes : le vêtement et la règle, fille ou garçon et la provocation des excès.

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Le vêtement « signe »

Si longtemps le vêtement qui en « montrait » trop fut objet de scandale, à l’inverse le vêtement qui cache peut aussi choquer dans un contexte religieux (p.e. le burkini), mais l’exposition a choisi de ne pas traiter cet aspect sans doute trop polémique.

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Entre caché et montré, la capuche est un exemple qui traverse le temps dans un intrigant clair-obscur. Apanage de tenues religieuses, elle fut portée par les Franciscains ; couvrant la tête et terminée d’un bec à l’arrière, elle a donné son nom aux Capucins. Dans le civil, elle est interdite en 1399 par une ordonnance de Charles VI quant à ces « faux visages ». L’idée de cacher, de masquer, toujours perturbe, intrigue, mais aussi attire, fascine. La capuche fut à la mode notamment au XVIIIe siècle pour sa face obscure qui dévoile en partie le visage. Aujourd’hui la capuche peut être attachée à une veste, à un manteau, mais en complément du sweat-shirt, elle peut être porte-parole d’un style, celui du hip hop notamment. Aujourd’hui ce hoodie, sweat à capuche avec souvent une poche kangourou, est aussi associé de façon négative et discriminatoire à un comportement supposé délinquant. Un élément du vêtement qui, au fil des siècles, est passé du religieux au sportswear en passant par la séduction en jouant sur le fil du « masque ».

 

Évolution

Pour le XXe siècle, la grande révolution au féminin passe par le port du pantalon (demeuré interdit légalement jusqu’en 2013) et qui nécessitait une demande d’autorisation en préfecture (à moins de se promener en compagnie d’un cheval ou d’une bicyclette). Déjà au XIXe siècle, Amelia Bloomer (à l’origine du nom de bloomers) portait une culotte bouffante et ce vêtement a été associé à l’émancipation des femmes.

Au XXe siècle, la garçonne des années vingt libère la femme de quelques carcans, s’affichant avec vêtements souples et cheveux courts. Chanel et Jean Patou contribuent à cette évolution de la mode.

Avec les congés payés en 1936, les vacances se passent souvent à la plage où le costume de bain, petit à petit, va se rapprocher du mouchoir de poche. Scandale des premiers bikinis proposés en 1946 avec le choc du nombril à l’air ! Interdit sur les plages d’abord, il s’est popularisé dans les années 50 avec notamment l’image de Brigitte Bardot. Un peu plus tard c’est le monokini qui lève le voile sur la poitrine avec son maillot culotte à bretelles proposé notamment par le créateur Rudi Gernreich dans les années 60.

FRANCE - MODE - BIKINI

Ces années-là, les jupes vont raccourcir. En France c’est Courrèges qui imagine la mode du futur et crée des combinaisons et des jupes de plus en plus mini. À Londres, c’est la rue qui va adopter la mini jupe et son porte étendard sera Mary Quant. La longueur des jupes sera désormais variable passant du micro au maxi avec un net allongement dans les années 70 avec les hippies bohêmes.

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L’un est l’autre

Masculin féminin. Si aujourd’hui le port du pantalon par les femmes est un acquis, il est relativement récent. Dans les années 60 Yves Saint Laurent fit encore scandale en créant des smokings au féminin.

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Jacques Estérel imagine lui des robes unisexes, un même modèle porté par les deux genres, les baptisant sumériennes en souvenir de la période antique.

Et si l’homme aussi en Occident se risquait au port de la jupe ? Le kilt est l’apanage de l’Écosse, mais les autres Européens ne portent que le pantalon. Différentes tentatives de Jean Paul Gaultier assumant le kilt et s’amusant du concept d’homme objet ou aussi de créateurs japonais ont tenté de mettre les hommes en jupe, mais ils doivent, paradoxalement, être particulièrement culottés pour oser porter la jupe.

 

Quelques scandales de mode

Au cinéma en 1972 la robe noire de Mireille Darc dessinée par Guy Laroche offrait un décolleté plongeant démesurément dans le dos, vertige de la séduction.

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Jack Lang à l’Assemblée nationale fit scandale avec un costume Mugler à col dit Mao, le portant évidemment sans cravate.

Les années 80 sont marquées par l’arrivée des Japonais qui ont bousculé les codes de la mode intronisant le noir majeur, déstructurant les formes, jouant l‘asymétrie, le non fini, les trous… Une esthétique qualifiée de grunge, de look post Hiroshima, les appellations ont fleuri comme des champignons. Mais, après le choc, la rupture, ces codes de mode ont été largement adoptés.

Dessous dessus. Inspiré par les mystérieux corsets de la garde-robe de sa grand–mère, Jean Paul Gaultier met les dessous dessus et compose des bustiers aux seins coniques, exacerbés, un vêtement notamment porté par Madonna dans ses concerts.

Alexander mac Queen dans sa collection Highand Rape de 1995 fusionnait un souvenir de l’histoire anglaise dramatique et un épisode familial douloureux. Une collection destroy avec ses fameux pantalons taille très basse, bumpers et des vêtements déchirés, lacérés,…

Avec Body meets dress en 1997, collection de Comme des garçons avec des « bosses », le corps est abstractisé, englouti sous des formes difformes. La féminité niée, une étonnante collection, magnifique.

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Le défilé « clochard » de John Galliano pour Dior en 2002 fit couler beaucoup d’encre, mais auprès de personnes n’aimant pas la mode. L’influence des costumes de tramp anglais, vagabonds de Dickens, se retrouve dans ces assemblages baroques et hétéroclites d’éléments, journaux, cordes, gamelles, tissus déchirés, mais la référence explicite à une catégorie de personnes dans le besoin ne passa pas, même si John Galliano voulait rendre hommage à l’ingéniosité des déshérités.

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Si Rick Owens propose souvent des collections de façon atypique avec des mannequins par forcément dans les codes classiques, ainsi des danseurs… Une de ses dernières collections pour hommes, Sphinx, fit beaucoup parler d’elle, pas en raison des vêtements, mais parce que modèles étaient portés par des mannequins, jambes et sexe à l’air…

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Les excès varient selon les époques, trop large, trop long, trop court, trop épaulé, trop coloré, trop nu, trop moulant…

Scandales petits ou grand viennent animer la planète mode… mais une fois le scandale consommé, le vêtement rentre souvent dans le rang, il est parfois oublié (monokini) ou progressivement accepté, créant une nouvelle norme. En principe pour soi le vêtement est reçu par les autres et s’il est hors norme, il peut choquer, heurter, surtout les tenants de préceptes bien désuets. L’exposition donne à voir de nombreux exemples qui ont émaillé l‘histoire d’une mode aux relents de provocations, mais une fois mis en cages, le scandale a perdu son sel.

 

Tenue correcte exigée, quand le vêtement fait scandale.

Au Musée des Arts décoratifs jusqu’au 23 avril

 

 

Crédits

– La question est posée : portera-t-on la jupe-pantalon en 1911 ? Carte postale – collection particulière

-Atelier de Lucas Cranach l’ancien. Adam et Eve. 1ère moitié du XIVe siècle – Paris, Musée des Arts décoratifs

-William Richardson, 1778 – The British Museum, Londres

– Un homme retraité fixe des jeunes femmes en mini jupes, Nice le 13 juillet 1969. AFP /Getty Images. Staaf

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-Yves Saint Laurent smoking haute couture automne/hiver 1966 – Mannequin Ulla – photo Gérard Pataa – Fondation Pierre Bergé Yves Saint Laurent.

– « Le grand blond avec une chaussure noire » 1972, Mireille Darc portant une robe signée Guy Laroche appartenant au musée des Arts décoratifs, Paris

-Rei Kawakubo pour Comme des Garçons – Prêt-à-porter printemps/été 1997 collection « Body Meets Dress/Dress Meets body » photo Guy Marineau

-Christian Dior, 1997 photo Guy Marineau

-Rick Owens Photo Guy Marineau

 

 

 

 

 

Emmanuelle Khanh

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Pionnière du prêt-à-porter, Emmanuelle Khanh a participé à de nombreuses aventures de mode avant de véritablement lancer sa marque. Elle a créé pour Dorothée Bis, Cacharel, Pierre d’Alby, mais aussi Missoni. Elle a compris que la page de la haute couture était tournée et que la mode devait être en phase avec la rue. Elle lance sa marque personnelle en 1972. Elle imagine une femme active, tailleurs à jupe basse, jupes culottes, chemisiers à cols « hirondelles »… Novatrice, elle oeuvre dans différents secteurs dont le ski. Côté accessoires, son imagination vagabonde avec des parapluies transparents. Mais ce sont ses lunettes, grandes, voire démesurées qui deviendront sa signature et une licence qui existe encore aujourd’hui. Une grande dame de cette génération qui a fait avancer la mode et qui fut surnommée la Mary Quant française.

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Hyun Mi Nielsen

 

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Sur un lit défait demeure immobile une jeune fille mélancolique. Défilé hiératique dans un décor d’appartement pour la présentation de la collection d’Hyun Mi Nielsen. Mannequins austères mais maquillage outré, ombres sur les joues, les oreilles ou encore bouche débordante à la Mystery Train.

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D’origine coréenne Christine Hyun Mi Nielsen a été élevée au Danemark où elle a étudié le design et a poursuivi ses études à Londres. Elle a développé un goût pour l’artisanat et imagine une slow fashion alternative à la production de masse.

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Cuir travaillé, découpé, dentelle, organza, tulle. Ajout de soutaches, rubans rétro, broderies… Un froid nordique réchauffé de féminité. Le communiqué de presse cite des inspirations cinématographiques : Nymphomaniac de Lars Von Trier et Lost Highway de David Lynch.

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On aura tout vu

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Otohime, plongée dans le Japon des pêcheuses de perles mâtiné de l’Angleterre des Pearly Kings & Queens et de leurs habits couverts de nacre. Le tout dans un décor où s’ouvre un coquillage (gonflable !) écho à une Vénus anadyomène où Aphrodite est (trans)figurée en homme. Le duo On aura tout vu aime les histoires et les réinterprète avec fantaisie et humour.

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Complexe travail de broderies, de perles pour marqueterie couture. Tailles et épaules marquées. Volumes exacerbés ; du mini sexy, du long pour soir élégant. Du noir, du blanc, une collection graphique. Sans oublier des détails comme ces mâchoires strassées, projetant les silhouettes dans un autre monde. Final en duo, binôme où l’un est l’autre.

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Xuan

 

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Invitée de la Haute Couture, Xuan, la jeune Hollando-Vietnamienne, propose une immersion dans des expériences sensorielles. À l’institut néerlandais, le parcours se scande en trois temps. 1° Implosion. Un travail précis sur les coupes et des modèles enfermés dans des coffrages transparents sertis de fleurs. Légèreté et transparence. De quoi sortir Blanche-Neige de son sommeil.

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2° Goutte. Dans cet espace, les mannequins sont dans un environnement liquide où l’eau s’écoule poétiquement en rideau devant leurs silhouettes immobiles.

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3° Reflet. Couleurs transparentes, formes asymétriques, volants, plissés, superpositions… Chapeaux démesurés et larges ceintures pour signer la silhouette. Jeux de lumières, clair obscur et effets arc-en-ciel. Fantaisie et poésie.

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Viktor & Rolf

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Intitulée « Boulevard of Broken Dreams », la dernière collection du duo hollandais a choisi la récupération, la réutilisation de vêtements du passé ou en partie abîmés, pour être recomposés différemment. Une traduction en mode de ce que les Japonais réalisent en céramique avec la technique du kintsugi. Avec le kintsugi, l’accent est mis sur l’accident. Réparée, accentuée avec une coulure d’or, la fêlure est magnifiée. Dans le droit-fil d’une notion où la perfection surgit de l’imperfection.

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VIKTOR & ROLF HAUTE COUTURE SS17

Une collection aux vêtements chargés de cicatrices, portant l’empreinte du temps et la mémoire du passé. Incrustations de pièces de tissus cernées d’un bord brodé pour mieux les dessiner. Une palette variée, passant de couleurs vives à des tons sourds et délicats. Effets de patchworks avec un côté de collages cubistes. Tulle en majesté et final froufrous à jupons volumineux pour grand soir en robes de bal. Des « rêves brisés », du punk à la couture.

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Jean Paul Gaultier

jpg-33Ambiance de printemps, blé en herbe pour le défilé couture de Jean Paul Gaultier. Dans un décor illuminé d’épis gorgés de soleil, la citadine se mue en belles des champs. Cheveux en tresses, brindille à croquer et foulard en fichu ou chapeau de paille. Les grands classiques du couturier revisitent le masculin-féminin, combinaison, élégance du smoking,… et féminité assumée du corset sens dessous dessus… Denim ouvragé, guipure, cuir ajouré. Jeux de trompe-l’oeil. Le pantalon marin part à l’abordage tandis que la rayure bicolore se strie en marinière. Motifs de marguerites, tournesols,… pour nature en pétales et femmes fleurs. Bijoux coquelicot.

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La météo est optimiste dans les noms des modèles (une pratique couture que Jean Paul Gaultier a toujours maintenu avec humour et poésie) : Elle prend les deux vents, Le temps de demain, Passage à l’heure d’été, Le chevalier d’Éole,…
Pour prendre la clef des champs, des foulards à moisson.
123 Soleil.

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Chanel

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Mythique, la rue Cambon, célèbre pour son escalier, et ses miroirs, s’est invitée grand format dans la nef du Grand Palais. L’esprit du lieu de la maison a soufflé sur une collection évidemment très Chanel. Un cylindre à facettes, kaléidoscope en miroirs, est arpenté par les mannequins dont les silhouettes se démultiplient, se répondent à l’infini. Silhouette au cheveu aplati et souvent chapeau basculé en arrière, la femme Chanel s’avance en tailleur. Pour le jour, tweed majeur, mais avec une silhouette qui joue aussi la jupe boule et ouvre la veste sur les côtés. Parfois le décolleté ose la profondeur…

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Tenues de soirée avec satin, organza et broderies précieuses. Exubérant, le travail de plumasserie met en valeur le savoir-faire de la maison Lemarié (aujourd’hui dans le giron Chanel Paraffection). Pour le final, robe de princesse (mariée) rose à volants pour la nouvelle muse maison, Lily-Rose Depp.

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