Leonard

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Deuxième collection réussie pour Christine Phung chez Leonard. L’imagination vagabonde vers une jungle imaginaire où la nature inspire avec ses motifs de palme, ses fleurs, ses oiseaux, ses couleurs avec parfois un effet quasi camouflage.

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Des dessins marbrés (Carrare ?) réinventent leurs veines de pierres en coulures vagues.

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Les imprimés ont été recolorisés. Les motifs sont aussi déconstruits, retravaillés en patchworks, utilisés en bandes, en lanières, en rectangles. Organza, soie, mais aussi des matières plus surprenantes comme le teddy, le fourrure.

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Robes, ensembles pantalons, vestes, forme kimono et tenues du soir. Signature Leonard, la couleur s’imprègne de verts, de roses, de bleus… Christine Phung twiste joliment l’esprit de la maison.

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Véronique Leroy

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Couleurs d’automne pour la collection hiver de Véronique Leroy rehaussée d‘un rose vif et de parme.

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Des cardigans en maille avec épaules surdimensionnées.

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Velours brillant à reflets moirés changeants pour silhouettes seventies et bohême.

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Tissus bouillonnés, chevillés au corps et drapés.

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Motif savane de zébrures sur fond vert. Peau retournée dans manteaux amples pour hiver au chaud.

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Le tweed gansé revisité en version tailleur épaulé.

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Saison après saison, le sillon très personnel de Véronique Leroy.

Odyssée Chanel

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Centre spatial. Kourou, Cap Canaveral, Baïkonour ?

Non, Paris Grand Palais, la fusée Chanel est là, prête au décollage, à quelques minutes du décompte fatidique.

En attendant l’envol, le défilé de mode se déroule sur un podium aux abords de la navette. Si le tweed est chez Chanel une constante, le tailleur un leitmotiv, ils sont définitivement sur orbite.

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Vif argent brillant façon papier froissé joliment marié avec du mouton retourné pour hiver confort.

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Le retour du manchon entre sac et porte mains joue la panoplie en total look.

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Capes matelassées pour kit de survie chic.

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Métal hurlant vert, rose, éclats stridents.

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Coiffure électrique sous tension de crêpage et laque fixatrice pour apesanteur à venir. Robe à allure de collégienne esprit 60.

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La couleur du futur demeure l’argent et les chaussures sont des bottes (avatar de moonboots). Depuis les années 60 ces codes de l’odyssée de l’espace ont dessiné une vision du futur pour 2 001… Si ce futur n’est pas vraiment arrivé, les codes ont néanmoins conservé leur pouvoir d’évocation avec pertinence.

10, 9, 8, 7… La rampe de lancement semble en ébullition, un nuage de fumée se dessine. 6, 5, 4… Les yeux sont rivés sur la navette, les attaches se séparent 3, 2, 1… et la fusée, dans un joyeux brouillard s’élève (se rétracte) de quelques mètres, spectaculaire odyssée Chanel !

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Photo Décor Olivier Saillant

Issey Miyake

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Chromatic Fantasia pour Issey Miyake (par Yoshiyuki Miyamae) inspiré par les couleurs des aurores boréales. Les plus avant-gardistes des techniques se mettent au service d’une mode poétique et ludique.

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De la laine de moutons Shetland colorée dans cinq couleurs et travaillée en un seul fil pour manteaux amples. Le Bake stretch (colle posée sur le tissu avant cuisson et prise de forme définitive) joue cette saison les effets optiques.

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Steam Stretch, passage à la vapeur pour rétractation des fibres. Les modèles se suivent, colorés, en mouvement, bondissants.

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Créées en collaboration avec United Nude, les chaussures amplifient le mouvement, surfent sur le podium : Wave modifie ses couleurs en fonction de l’angle et Buzz (sneakers) se pose sur semelles ondulées. Une collection haute en couleurs aux reflets chatoyants, aux tons vibrants. Effets d’optique, une touche d’asymétrie et des mouvements ondoyants, vagues sans fin…

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Comme des garçons

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Galatée figée en Hans Arp, la première silhouette du défilé de Comme des garçons donne le ton. Une enveloppe, un cocon, une carcasse marmoréenne engloutit, masque ce qui demeure un corps. Déambulation de sculptures vivantes où seuls les pieds peuvent encore dire action même si parfois un avant-bras conserve droit de cité. Formes biomorphiques où les bosses sont sculptées dans des matières douces ou rêches. Tissus de récup, bourrette, papier kraft…

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Le luxe ne s’inscrit pas dans la matière. Deux silhouettes vif argent, entre survie et futurisme.

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Le rouge est mis tout en volumes et découpes, robes globules.

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Assemblages d’excroissances. Patchwork de carrés de « tapis de sol » (?) collés, contrecollés sur la coque biomorphique.

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Robe noir et blanc entre nuage vaporeux et sombre chaos.

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En guise de coiffures des perruques « paille de fer ». Pour ces femmes escargot habitées de leur vêtement Rei Kawakubo a donné un nom à sa collection : The future of silhouette. Pygmalion peut tomber amoureux de ces nouvelles créatures poétiques, lunaires, excentriques.

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Une nouvelle collection au-delà de la mode, nouveau temps suspendu jusqu’à l’ouverture de l’exposition du MET de New York consacrée à Comme des garçons et à l’art du « In- between », réinterprétation de la notion de MA.

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Haider Ackermann

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Sous la voix envoûtante de Nina Simone, la collection de Haider Ackermann joue le tailleur masculin féminin porté par des filles un brin garçonne. Vestes ajustées, pantalons près du corps, jupes crayons. Puissance du noir opposé d’éclats de blanc. Une touche de couleur avec un fil d’or façon kintsugi crée la majesté de l’accident sur une robe monacale noire.

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Le filon d’or accentue sa présence et innerve le noir dans une savante imbrication de losanges arachnéens.

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Le bleu électrique vient dynamiser la bichromie de la collection. Quelques grand pulls, des manteaux à l’allure militaire et doudounes plongent la collection dans l‘hiver.

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Une touche de fourrure agneau de Mongolie. Une collection aiguisée aux silhouettes structurées, « sharp ».

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Junya Watanabe

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Punk is not dead ? Junya Watanabe replonge avec délices dans une de ses sources d’inspiration fétiche : le punk avec son allure destroy et sa déglingue. En rappel du berceau punk un zeste d’union jack et tout un travail de mise à carreaux avec moult tartans rouges, jaunes, bleus…

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Toujours complexes, les coupes de Junya Watanabe sont travaillées en drapés, en asymétrie. Patchworks de tissus qui jouent les assemblages sur les manches d’un trench.Junya AH17 29

Faux léopard rugissant sous cape ou manteau.

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Après les carreaux, tout un thème « intérieur » se compose de tissus « tapisserie ». Une réminiscence des débuts du créateur avec un côté récup mais qui ici fleure la « décoration ». Motifs de rideaux, de papiers peints se découvrent une nouvelle vie (effet Scarlett O’Hara ?) en parure.

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Les formes géométriques travaillées dans de précédentes collections resurgissent également.

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Épingles, chaînes, coiffures corbeau ou hautes en couleur, bas résille lacérés, mitaines amplifient l’allure délibérément néo-punk qui habite la collection.

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