Les FIFI à la niche 3

 

 

 

Les grandes marques ont désormais pratiquement toutes des collections particulières… Dans cette catégorie, cinq finalistes pour un prix FIFI des experts dont trois Tom Ford et parmi eux, le lauréat : Vert des bois.

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Vert des Bois, Private Blend, Tom Ford. Une trilogie autour du mot vert avec en partie ces notes vertes souvent oubliées. Envolée verte pour un boisé puissant où se découvrent bourgeon de peuplier, feuille d’olivier et lentisque autour de l’idée de rêver, paradoxalement, à une forêt enneigée…

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Boy de Chanel. Une composition d’Oliver Polge autour d’un nom qui se joue sur différents registres, l’évocation d’un grand amour de Coco Chanel dont le surnom était Boy (Capel et l’idée de masculin-féminin dans un esprit garçonne. Une fraîcheur lavande et pamplemousse, des notes florales héliotrope, géranium, rose et néroli sur bois de santal. Oh Boy, à découvrir.

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Parco palladiano II de Bottega Veneta. Une très jolie collection qui évoque l’Italie, les jardins, les parcs et le charme de l’architecture palladienne. Ici une note vert, fraîche et épicée de poivre rose autour d’une magnifique architecture boisée de cyprès. Une composition signée Alexis Dadier.

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Néroli Outrenoir, Guerlain. Un nom forgé sur le contraste entre la luminosité avec le neroli et un noir cher à Pierre Soulages dans la collection des exclusifs. Une fraîcheur bergamote, petit grain, sur coeur fleur d’oranger, néroli, mais aussi thé fumé pour un fond plus sombre mais opulent, graine d’ambrette, mousse et magnifique myrrhe. Une élégante composition de Thierry Wasser.

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Soleil blanc, Private blend, Tom Ford. Un ambré floral aux accents solaires signé Nathalie Graccia Cetto. Épices en tête, cardamome, poivre rose sur fraîcheur bergamote sur coeur floral ylang-ylang, jasmin, tubéreuse, sur fond ambre, fève tonka et un accord lait de coco glacé. Sous le soleil exactement.

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Vert d’encens, Private Blend, Tom Ford. Deuxième opus autour du vert pour Tom Ford. Promenade dans les bois aux accents de conifères, pin et sapin mais aussi buis, résine et des vapeurs d’encens pour cet oriental boisé.

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Le pouvoir des fleurs, Pierre-Joseph Redouté

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Longtemps j’ai associé Redouté à un dessin de rose répétitif, ennuyeux que je vendais à la librairie de ma mère. Jamais je ne m’étais penchée sur son oeuvre avec intérêt et attention. Aujourd’hui l’exposition du Musée de la vie romantique me donne une vision différente de l’oeuvre de Pierre-Joseph Redouté.

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Né à Saint Hubert (Ardennes) en 1759 (aujourd’hui en Belgique), il étudie les rudiments de la peinture en Flandres et en Hollande et puis s’installe à Paris en 1783. Membre de la société linnéenne parisienne, son oeuvre est autant scientifique qu’artistique. Avec son style précis et ses sujets botaniques, il a beaucoup contribué au goût des fleurs dans la bonne société de son époque. Passe la révolution et ses soubresauts. Redouté continue son oeuvre. Apprécié par Joséphine Bonaparte, il lui dessine des recueils.

 

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Pour ses planches botaniques, il se fixe des règles : « exactitude, composition et coloris ». Son premier grand ouvrage est une Histoire des plantes grasses avec leurs figures en couleurs et des textes descriptifs d’Augustin Pyrame de Candolle. Un thème en deux ouvrages publiés en 1799 et 1805. Suivront Les Liliacées (de 1802 à 1816) pour lesquelles Redouté réalise 486 aquarelles qui seront gravées par 18 artistes ; l’ouvrage sera dédié à l’impératrice.

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Redouté consacre ensuite une part importante de son travail à son grand projet sur les roses avec la publication de recueils qui recensent, à partir de 1813, un nombre important de variétés. Plusieurs volumes seront publiés entre 1817 et 1824.

Après 1830 et la création de la Belgique, il est fait chevalier de l’ordre de Léopold et dédie à la reine des Belges son Choix de soixante roses.

À Paris, il sera nommé Maître de dessin du Muséum. S’il connaît la gloire, son style finira par tomber en désuétude et sa fin sera entachée d’importantes difficultés financières.

L’exposition montre des planches de ses ouvrages, des aquarelles d’une précision remarquable et ses huiles.

Autour de Redouté, d’autres artistes sont présents ainsi Antoine Berjon, Jean-François Bony (avec notamment un projet pour un écran brodé du Musé des Tissus et textiles de Lyon (pensées pour ce Musée en péril).

Surnommé le Raphaël des fleurs, Redouté peintre botaniste a beaucoup travaillé l’aquarelle reproduisant avec force détails les fleurs et donnant leur nom scientifique.

Dans le jardin du musée, pour compléter l’exposition, des oeuvres contemporaines autour de la nature ainsi Bubonneuse, en grès et porcelaine d’Agnès Debizet. Stéphanie Martin, Verdure, Porcelaine, câble et laine, poétique « coeur qui bat ».

Une exposition en partenariat avec le Muséum national d’histoire naturelle et un parcours contemporain avec les ateliers d’Art de France.

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L’homme plissé

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Le printemps rougit aux couleurs de Shunga dans la collection de L’Homme plissé chez Issey Miyake. Estampes érotiques japonaises, elles occupent une place à part dans l’ukiyo-e (images du monde flottant). La plupart des grands artistes japonais en ont réalisé. Il y a une quarantaine d’années Pierre Cardin organisait une exposition d’oeuvres d’Hokusai que les amateurs découvraient dans une pièce sombre, lampe de poche de voyeur à la main. Il y a quelques années l’espace Cardin donnait à voir Le silence de l’amour et montrait à nouveau ces estampes. En 1976 ce sont les éditions de L’Office du livre qui publièrent le chant de l’oreiller ou l’art d’aimer au Japon autour de ces estampes particulières. En 2013 une exposition au British Museum s’intitulait Shunga : Sexe et plaisir dans l’art japonais. Sulfureux au Japon pendant très longtemps, cet art a d’abord trouvé en Occident ses cimaises.

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L’Homme plissé a choisi différents artistes et a opté pour une gamme de couleurs sourdes. Utamakura (Poème de l’oreiller) par Utamaro, délicieuse femme en kimono magnifiant peau, chevelure, nuque… Tako to ama (Le rêve de la femme du pêcheur) d’Hokusai représente une femme retenue par deux poulpes (tako). Nishiki Azuma, un autre Hokusai, scène d’amour. So no maki de Kiyonaga représente deux corps entrelacés. Imprimés, ces motifs prennent corps et vie sur des vêtements mis en mouvement avec des danseurs de voguing photographiés par Charles Negre sous la direction artistique de Pascal Monfort et une vidéo.

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Des vêtements du quotidien, pratiques, juste animés de fantaisie et d’une pointe de soufre venue d’un Orient extrême.
 

Kimono, au bonheur des dames

 

 

EDO-021AVêtement japonais, le kimono (« chose à porter ») existe dans l’archipel depuis des siècles. Une exposition au musée Guimet le célèbre, notamment au travers de la collection Matsuzakaya.

Fondée en 1611, la maison Matsuzakaya a joué un rôle éminent dans la production et aussi l’essor du kimono au Japon. Les pièces les plus emblématiques ont été soigneusement conservées et une partie est aujourd’hui donnée à voir à Paris (certains kimonos aux couleurs fragiles ne sont montrés que l’espace de quelques jours).

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À l’origine appelé kosode, ce vêtement était une pièce de dessous avant de s’exprimer à l’extérieur jusqu’à devenir de plus en plus précieux, de plus en plus riche (broderies, motifs, fils d’or….). L’ample forme en T du kimono suggère un espace entre le corps et son enveloppe. Cette conception distingue profondément le kimono du vêtement occidental plus enclin à épouser et à souligner les courbes du corps. De nombreux motifs égrènent les saisons, célèbrent la nature, la flore, la faune, les paysages…

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Détails réalistes, mais aussi motifs stylisés ainsi l’eau, tout en sinuosités.

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Techniques de broderies mais aussi shibori…

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Le kimono est porté aussi lors de cérémonies avec des symboles, des couleurs précises comme pour le mariage ou les fêtes qui rythment les différents âges de l’enfance. L’obi est l’accessoire complémentaire, une longue pièce rectangulaire de tissu qui se noue savamment (différents types de noeuds) et vient ceindre le kimono avec élégance.

L’exposition donne à voir des dessins qui représentent les magasins de kimono avec les pièces de tissus précieux (les kimonos sont souvent très chers). Autour de la sélection des pièces de la collection Matsuzakaya, des paravents, porte-kimonos, livres, estampes, accessoires de coiffure complètent la parure et l’histoire de son environnement raffiné.

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En Occident à la fin du XIXè siècle s’est invité le Japon. Avec le magasin de Samuel Bing (« L’art japonais ») et l’intérêt des frères Goncourt pour cette culture, toute une vague de japonisme déferle en Europe. Le kimono est parfois adopté en tenue d’intérieur. À plusieurs reprises la mode occidentale s’empare de son esprit et de sa forme avec Paul Poiret, grand amateur d’exotisme, mais aussi Madeleine Vionnet.

Une dernière partie de l’exposition donne à voir les réinterprétations contemporaines avec les créateurs japonais qui s’en inspirent et sont partis à la redécouverte de leur patrimoine comme Kenzo, Yohji Yamamoto.

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Junko Koshino a créé des kimonos d’exception dans une vision contemporaine et très luxueuse de ce vêtement traditionnel. Haori matsu en organdi de soie et motifs de branches de pin avec tissu imprimé de feuilles d’or et le choix de porter l’obi devant. Oiran en hommage au nom d’une célèbre pièce de kabuki, pour femme galante avec obi noué devant. Suminagashi avec la technique des encres flottantes dessinant d’exquises marbrures.

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Les contemporains occidentaux se sont aussi inspirés du kimono et de cette forme particulière en T avec manches flottantes et parfois très longues. Extraordinaires réinterprétations de John Galliano pour Dior, mais aussi des créations inspirées, robes de Jean Paul Gaultier, Yves Saint Laurent, Frank Sorbier…

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Un vêtement intemporel pour une délicieuse plongée dans un passé extrême oriental autour d’un mot à tout jamais lié au Japon.

 

Leonard

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Deuxième collection réussie pour Christine Phung chez Leonard. L’imagination vagabonde vers une jungle imaginaire où la nature inspire avec ses motifs de palme, ses fleurs, ses oiseaux, ses couleurs avec parfois un effet quasi camouflage.

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Des dessins marbrés (Carrare ?) réinventent leurs veines de pierres en coulures vagues.

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Les imprimés ont été recolorisés. Les motifs sont aussi déconstruits, retravaillés en patchworks, utilisés en bandes, en lanières, en rectangles. Organza, soie, mais aussi des matières plus surprenantes comme le teddy, le fourrure.

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Robes, ensembles pantalons, vestes, forme kimono et tenues du soir. Signature Leonard, la couleur s’imprègne de verts, de roses, de bleus… Christine Phung twiste joliment l’esprit de la maison.

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Véronique Leroy

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Couleurs d’automne pour la collection hiver de Véronique Leroy rehaussée d‘un rose vif et de parme.

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Des cardigans en maille avec épaules surdimensionnées.

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Velours brillant à reflets moirés changeants pour silhouettes seventies et bohême.

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Tissus bouillonnés, chevillés au corps et drapés.

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Motif savane de zébrures sur fond vert. Peau retournée dans manteaux amples pour hiver au chaud.

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Le tweed gansé revisité en version tailleur épaulé.

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Saison après saison, le sillon très personnel de Véronique Leroy.

Rochas

 

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Les parfums de la maison Rochas sont relancés par Interparfums tandis que la mode continue sous la direction artistique d’Alessandro Dell’Acqua. Pour l’hiver prochain, les silhouettes fluides s’habillent de noeuds en superposition, de ruchés,…

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Jeux de transparence, dentelle noire, broderies, motifs floraux et un poil de fourrure. Animal, un motif de « zèbre » joue l’opposition du noir et du blanc

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En accessoires, mini sacs siglés d’un R et sur les chaussures l’initiale strassée passe en boucle.

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