Et Dieu créa la femme

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Clin d’oeil allant de la Genèse au film de Vadim avec le souvenir de Brigitte Bardot, Et Dieu créa la femme est le thème de l’exposition organisée par Guerlain pour la FIAC hors les murs. Si les femmes artistes sont moins nombreuses, plusieurs d’entre elles ont néanmoins réussi à atteindre notoriété et cote considérable ainsi Yayoi Kusama, Marlène Dumas ou Louise Bourgeois, toutes trois présentes dans l’exposition. Une joyeuse célébration des artistes de sexe féminin au travers d’oeuvres engagées ou juste esthétiques sans oublier parfois une pointe d’humour.
L’Espagnole Pilar Albarracin joue la satire via des clichés de la condition féminine vue par des archétypes de son Andalousie natale. Pour l’exposition Guerlain, un portrait de « Torera » dans un habit de lumière, mais avec une cocotte minute à la main, prête à l’emploi ?

Jane Evelyn Atwood. Américaine installée en France, la photographe a travaillé sur des thématiques sociales : prostituées de la rue des Lombards, victimes de mines antipersonnel… Pour l’exposition, des clichés de sa série consacrée à Haïti.

Jane Evelyn Atwood, Port de Paix, Haïti, 2007
Louise Bourgeois. Française installée à New York, elle demeure une des figures majeures de l’art contemporain. Une oeuvre autobiographique foisonnante dont l’araignée demeure emblématique. Ici Fallen Woman une oeuvre en porcelaine et or, une représentation d’une femme au visage réaliste et corps abstrait, totémique. Un corps à suspendre, dérivé de son Arch of hysteria, inspirée des photos de Charcot autour des femmes en convulsions.

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Marlène Dumas. Née en Afrique du Sud, l’artiste travaille à Amsterdam. Une oeuvre expressionniste avec des figures parfois religieuses et des corps humains dessinés comme dans un halo de brume.
Valie Export. Autrichienne, l’artiste compose une oeuvre engagée pour réfléchir sur la condition féminine tout en utilisant sa propre personne.

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Judy Fox. Américaine, l’artiste est sculpteur. Très inspirée par la mythologie, elle s’intéresse aussi aux contes ainsi sa vision du personnage de Rapunzel (Raiponce).

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Shilpa Gupta. Indienne, elle réfléchit notamment à l’impact de la mondialisation sur la société de son pays.

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Yayoi Kusama. Japonaise et désormais star internationale avec son travail d’oblitération par pois et ses thématiques obsessionnelles : la nourriture, le sexe…

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Shirin Neshat. Iranienne, elle soulève le voile de la condition de la femme dans des portraits où sous l’apparence d’une vitime se profile la rebelle.

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Triny Prada. Artiste colombienne, elle s’intéresse aux symboles, plonge dans le passé et le confronte à la société contemporaine. Sa nouvelle Ève n’est pas nue, mais habillée et vêtue de chaussures à talon, charmeuse de serpent.

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Niki De Saint Phalle. Figure du nouveau réalisme elle a célébré le corps féminin avec ses nanas au corps débordant. Parmi ses ex votos, un « Be my Frankenstein ».

Niki de Saint Phalle_Be My Frankenstein_HR Copyright André Morin

Chiharu Shiota. L’artiste japonaise vit à Berlin où elle imagine son monde tendu de fils qui enferment, emprisonnent des objets, maille arachnéenne.

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Hu Yinping. Chinoise, elle a découvert le travail artisanal de sa mère créant des chapeaux et en a fait une oeuvre.

Et une touche d’humour avec une oeuvre masculine de Philippe Mayaux. Les agitateurs. « Allez vous faire encadrer ». Avec la mention : «  La femme est l‘avenir de l’homme ».

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Jusqu’au 10 Novembre au 68 Champs Elysées

 

Pilar Albarracin Sans titre Musée Photo Conseil de l’Essonne

Jane Evelyn Atwood Port de paix Haïti Centre National des arts plastiques.

Louise Bourgeois. Fallen Woman. Porcelaine et or Courtesy Galerie Lelong.

Value Export. Smart Export. Courtesy Valie Export.

Judy Fox Rapunzel. Courtesy Galerie Thaddeus Ropac.

Shilpa Gupta. I have many dreams. Courtesy Galleria Continua.

Yayoi Kusama. The World of glowing Fantasy. Collection Florence et Daniel Guerlain. Courtesy Galerie Nathalie Obadia.

Shirin Neshat. Birthmark. Collection Institut dart contemporain Rhône-Alpes. C Shirin Neshat.

Niki de Saint Phalle.  Be my Frankenstein.Courtesy Galerie Georges Philippe et Nathalie Valois. C André Morin.

Chiharu Shiota. Dress. Courtesy Galerie Daniel Templon.

Philippe Mayaux. Les agitateurs. Allez vous faire encadrer. ADAGP Courtesy Galerie Livenbruck Photo Alain Arquier.

 

 

 

 

Liselore Frowijn

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La jeune créatrice s’est tournée vers le Mexique pour un voyage quasi archéologique exhumant la culture Maya.   Inspiration de la nature, de l’architecture, des pyramides, des motifs, des symboles. Liselore Frowijn utilise le mot « espoir » ; dans le contexte de l’idée de « mur », une ode à la liberté. Pour symboliser cet espoir a été imaginé un motif de cactus en collaboration avec le graphiste Michiel Schuurman. Inspirés par le peuple du soleil, les imprimés très colorés sont flamboyants, retranscrits dans un esprit cinétique, psychédélique.

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Bijoux vif argent. Détail de pompons. Parmi les matériaux, un « cuir » écologique argenté à base de fibre d’ananas, Pinatex.

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Parmi les motifs, une inspiration hommage aux symboles du drapeau mexicain même si leur usage est réglementé. Un aigle posé sur un figuier de barbarie tenant dans son bec un serpent.

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Si la mode se veut pour une femme volontaire, c’est « thinking of Frida Kahlo ».

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Issey Miyake

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Si la recherche est un maître mot dans les collections d’Issey Miyake, poésie et fantaisie sont aussi toujours de la partie. « A piece of Memory » se penche sur la nature et ce qu’elle représente au fil du temps.

D’une masse informe, un souffle, un mouvement et surgissent deux corps dansants, le ton est donné. Une danse élémentaire vers la terre, une terre explorée par le créateur Yoshiyuki Miyamae. Cette saison, l’Islande et sa géographie extraordinaire sont source d’inspiration : terre de glaciers, de geysers, de paysages rudes et magnifiques… Dans des tonalités de bleus et de verts, les imprimés voyagent. Les différentes techniques donnent aux vêtements de l’ampleur, du volume, tissus extensibles, effets ressort. `

Steam Stretch. Les formes 3D sont aplaties au moment de l’impression et la couleur de base se dessine à l’ombre des plis.

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Baked stretch. Une technique de « cuisson » qui donne de plus en plus de souplesse au vêtement. En imprimés, les paysages d’Islande se dessinent entre les plis.

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Vêtements à carreaux teints d’une couleur marron obtenue par un pigment provenant de la terre. Un procédé issu d’une technique traditionnelle japonaise originaire d’Amami Oshima : Dorozome

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« Cube » Un tissu composé à partir de plusieurs carrés combinés. Au final, un carré à plat qui prend tout son volume un fois déplié et porté.

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Un technologie en recherche permanente mais au service d’un collection joyeuse, ludique, écrin d’un corps en mouvement.

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Photos Fréderique Dumoulin

Jean Paul Gaultier

 

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Brrr ! C’est l’hiver, vacances à la montagne dans des stations chic au décor féerique où tombe la neige. Dans une collection magnifique Jean Paul Gaultier renoue avec éclat avec des inspirations qui lui vont bien. Si l’esprit de la montagne règne avec de grands pulls à porter au coin du feu ou les bonnets de laine, s’invite aussi un rayon de soleil venu d’ailleurs avec les modèles inspirés de sari.

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Le retour du fuseau est lancé tout schuss. Des matières chaudes, douillettes avec esprit doudoune en 50 nuances de gris.

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Souvenirs de chaudes couvertures, vêtements plaids.

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Drapés savants, asymétrie. Carrure élargie pour vestes déstructurées. Escarpins façon moonboots. Magnifique robe rouge : « Orange is the new blast : reliefs irlandais plissés sur longue robe tunique de jersey ultra orange cold roulé, brèves épaules Belvédère sculptées 3D. »

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Les noms emportent vers les cimes : Col du Mont Blanc, Vin chaud, Satin à Tignes, Slalom sur les volcans, Igloo Igloo, L’avalanche avec des dérapages joyeusement contrôlés : Coq ring, Anna Winter, Santa Clothes, Lady Glagla, Complètement camée, Purple reine, Traîneau Rossi, Si Noël m’était comtesse… Un zeste d’inspirations ethniques où l’Inde croise l’Irlande,… Des prouesses artisanales en broderie avec effets de neige en paillettes.

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En final, La reine déneige sous une avalanche de flocons confettis de papier.

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De l’Inde à la banquise, une très belle collection après ski à savourer dans un air « Be Polaire ».

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Alexandre Vauthier

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Défilé rondement mené, dynamique et punchy pour Alexandre Vauthier sous un éclairage rose fluo disco. Coupes travaillées, structurées, mai ultra féminines pour nouvelles conquérantes. Asymétrie, jeux de drapés, fourreaux. Sexy et provoc sous un voile de transparence.

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Une mode aux réminiscences peut-être un peu Saint Laurent dans l’audace d’une féminité revendiquée, mais complètement bousculées pour les transformer en Alexandre Vauthier et inscrire son style juste dans l’air du temps avec une belle énergie. Métal hurlant façon vinyle ou cuir brillant.

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Des chapeaux, des imprimés à pois, des bottes surdimensionnées, de la dentelle en cascade, quelques plumes.

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Des décolletés plongeant, affriolant, signes d’une féminité asumée. Un défilé boule à facettes d’optimisme.

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Ulyana Sergeenko

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Ulyana Sergeenko s’inspire d’histoires de polar façon Hollywood où plane le souvenir d’Al Capone et de gangsters. De la prohibition aux punks, les méchants tiennent le haut du pavé dans un style qui se tourne vers les années 40. Taille marquée, épaules dessinées. Un côté un peu masculin pour le jour avec des manteaux de laine, des tailleurs, des chapeaux, des bérets.

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Glamour du soir avec des transparences, des broderies et des matières comme la soie, l’organza.

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Un zeste de fourrure en ponctuation, en étole.

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En accessoires, de grands sacs de voyage et de petits gants blancs à la Michael Jackson. Nostalgie de la femme fatale des films noirs.

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Les FIFI à la niche 3

 

 

 

Les grandes marques ont désormais pratiquement toutes des collections particulières… Dans cette catégorie, cinq finalistes pour un prix FIFI des experts dont trois Tom Ford et parmi eux, le lauréat : Vert des bois.

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Vert des Bois, Private Blend, Tom Ford. Une trilogie autour du mot vert avec en partie ces notes vertes souvent oubliées. Envolée verte pour un boisé puissant où se découvrent bourgeon de peuplier, feuille d’olivier et lentisque autour de l’idée de rêver, paradoxalement, à une forêt enneigée…

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Boy de Chanel. Une composition d’Oliver Polge autour d’un nom qui se joue sur différents registres, l’évocation d’un grand amour de Coco Chanel dont le surnom était Boy (Capel et l’idée de masculin-féminin dans un esprit garçonne. Une fraîcheur lavande et pamplemousse, des notes florales héliotrope, géranium, rose et néroli sur bois de santal. Oh Boy, à découvrir.

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Parco palladiano II de Bottega Veneta. Une très jolie collection qui évoque l’Italie, les jardins, les parcs et le charme de l’architecture palladienne. Ici une note vert, fraîche et épicée de poivre rose autour d’une magnifique architecture boisée de cyprès. Une composition signée Alexis Dadier.

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Néroli Outrenoir, Guerlain. Un nom forgé sur le contraste entre la luminosité avec le neroli et un noir cher à Pierre Soulages dans la collection des exclusifs. Une fraîcheur bergamote, petit grain, sur coeur fleur d’oranger, néroli, mais aussi thé fumé pour un fond plus sombre mais opulent, graine d’ambrette, mousse et magnifique myrrhe. Une élégante composition de Thierry Wasser.

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Soleil blanc, Private blend, Tom Ford. Un ambré floral aux accents solaires signé Nathalie Graccia Cetto. Épices en tête, cardamome, poivre rose sur fraîcheur bergamote sur coeur floral ylang-ylang, jasmin, tubéreuse, sur fond ambre, fève tonka et un accord lait de coco glacé. Sous le soleil exactement.

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Vert d’encens, Private Blend, Tom Ford. Deuxième opus autour du vert pour Tom Ford. Promenade dans les bois aux accents de conifères, pin et sapin mais aussi buis, résine et des vapeurs d’encens pour cet oriental boisé.

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