Adeline André

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Minimalisme toujours exquis d’Adeline André qui ponctue souvent ses présentations de « performances ». Des gammes de couleurs magnifiques ainsi un camaïeu de verts, sapin, lichen, bouteille, lierre…

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Arrêt sur image avec les modèles à trois emmanchures. Robe pantalon-tourné pour galipette chorégraphique.

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En vedette, des robes modulables dont des éléments se détachent partiellement ainsi le manteau qui se sépare de ses manches ou les robes qui raccourcissent. Work in progress avec Adeline André et son emblématique tablier blanc à trois emmanchures qui vient soustraire des modules géométriques de ses robes.

La Robe « Échiquier » joue de façon op les carreaux noirs et blancs. La « Mosaïk » en satin cuir multiplie les couleurs.

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Démontable, la robe « Book » s’anime de pages imprimées.

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Minimalisme et poésie.

Ronald van der Kemp

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Le créateur hollandais ouvre le bal des défilés de haute couture en tant que membre invité. Son travail se dessine autour de la réutilisation, le recyclage, le surcyclage et l’anoblissement de tissus laissés pour compte. Une démarche anti-gaspi, mais qui ne se décèle pas pour autant au vu de la collection.

Un défilé hétéroclite de matériaux, télescopage de styles avec des pièces magnifiant le bord franc, d’autres très travaillées. Des couleurs à foison, du féminin un poil sexy et une touche de destroy rapiécé.

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Des rubans, des noeuds, des dentelles, du non tissé, du cuir souple. Une exubérante auberge hollandaise passant du rétro au grunge.

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Prix LVMH

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Cap sur l’Asie avec la cinquième édition du prix LVMH pour les jeunes créateurs de mode qui consacre cette année un talent du Japon et l’autre de Corée.

Venus de 90 pays, 1 300 inscrits ont proposé leurs dossiers pour le prestigieux et généreux (300 000€) prix. Après les différentes sélections, les finalistes défendent leur projet sous forme de grand oral, une des questions portant sur la finalité de la dotation. Le dernier jury est essentiellement composé des directeurs artistiques des maisons du giron LVMH : Nicolas Ghesquière (Louis Vuitton), Maria Grazia Chiuri (Dior), Karl Lagerfeld (Fendi), Clare Waight Keller (Givenchy), Humberto Leon et Carol Lim (Kenzo) ; J.W. Anderson (Loewe) ainsi que Delphine Arnault, Jean-Paul Claverie et Sidney Toledano.

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Lauréat du Grand prix, le Japonais Masayuki Ino a nommé sa marque Doublet. Le créateur définit son style par « humour, étrangeté, confort ». Dans un esprit sportswear coloré, des imprimés bariolés plastifiés. L’humour en clin d’oeil, l’ajout d’un grand crocodile sur une chemise ou encore des tee-shirts à réhydrater présentés dans des emballages à l’image des fameuses cup noodle japonaises (une institution dont Arnold Schwarzenegger a longtemps assuré la promotion). Dans un esprit dry cleaning une présentation sur cintre avec tissu compressé qui, une fois mouillé, se transforme en chemise. Une démarche ludique pour faire évoluer le merchandising un peu classique du vêtement. Un style dans l’air du temps, mais travaillé dans le concept, les matières et les détails. Tout juste proche de la limite d’âge pour le prix, le créateur a créé sa marque en 2012 en collaboration avec Takashi Murakami dans un esprit unisexe et avec un mélange de culture occidentale et orientale.

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Le jury a cette année décidé de la remise d’un deuxième prix, un prix spécial (150 000€) à Rok Hwang et son label Rokh. Après un passage chez Céline, le créateur coréen a décidé de lancer sa marque. Il reprend des basiques de la mode occidentale comme le trench, le duffle-coat et les déstructure et les reconstruit en découpes avec des attaches. Des classiques twistés.

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Un été vintage

Brigitte à Saint tropez

 

Antiquaire de mode, Didier Ludot installe ses quartiers d’été au Château de L’Ange à Lumières en Provence chez Edith Mézard. Il a sélectionné, parmi ses trésors, une thématique autour de lieux de villégiature et les a associés, en clin d’oeil, à des prénoms évocateurs.

En juin, escapade à Biarritz autour de l’idée de chic intemporel. C’est Gabrielle et évidemment des panoplies Chanel, mais aussi des classiques avec des sacs Hermès.

Gabrielle à Biarritz

Juillet vogue vers le soleil de Capri et les figures de la jet set. Jackie va choisir Pucci et ses imprimés vifs et colorés. En accessoire, un petit côté bohême avec des paniers d’osier.

Jackie à Capri

Août sera festif à Saint-Tropez avec Brigitte. Des robes à imprimés vichy, mais aussi la saharienne d’Yves Saint Laurent, chapeau de paille et petits sacs vintage.

Septembre, retour vers Deauville, les planches et les champs de course. Là, c’est le souvenir d’Anouck. Des tons d’un futur automne, beige, marron, vert et des imprimés « cavaliers » avec Jacques Esterel. En accessoires, sacs Chanel ou Dior et ceinture Hermès.

Anouk à Deauville

Et, cerise sur l’été, la passion de Didier Ludot pour la petite robe noire s’illustre avec l’édition de deux modèles créés par Felix Farrington autour de cet événement, Palais-Royal (le repaire de Didier Ludot) et Château de l’Ange (l’escapade estivale).

 

Pour compléter l’univers mode, Francis Kurkdjian a sélectionné des parfums dans sa collection pour incarner l’esprit des lieux.

Saint-Tropez : Petit Matin et Grand soir en eau de parfum et Bougie Tamaris. Sur Capri flotte l’Aqua Celestia. Deauville galope avec l’Aqua Universalis et Biarritz se rafraîchit avec Aqua Vitae.

 

Panoplies vintage d’un bel été.

Mosaert Fabrique

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Anagramme de Stromae, Mosaert est un collectif artistique auquel Le Bon marché a ouvert ses portes pour l‘installation éphémère et ludique d‘une Mosaert Fabrique. Présentée en musique avec une nouvelle chanson, Défiler, la collection capsule N°5 est dans le droit fil du style de Stromae.

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Aux manettes de Mosaert depuis 2009, Paul Van Haver (Stromae), la styliste Coralie Barbier et le directeur artistique Luc Junior Tam. Dans une usine de fantaisie (réminiscences de la chocolaterie de Willy Wonka ou des délires belges de Wim Delvoye) circulent des vêtements suspendus à des cintres. Des tuyaux, des tubulures, des ouvertures, des hublots et du personnel en combinaison blanche… Une collection aux formes basiques, des sweat-shirts, polos, bombers en fausse fourrure…, mais avec des motifs originaux inspirés de l’art déco et de l’art nouveau (des styles importants en Belgique avec notamment les oeuvres d‘Horta). Des motifs de végétaux, lotus, papyrus, iris, mais aussi des arabesques et l’humour d’un motif de petit chien en peluche souriant.

 

Autour de la mode, des objets de décoration, un fauteuil, des assiettes, des coussins, une parure de lit, du papier peint…

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Un côté kitsch rétro désuet qui ne manque pas de charme autour de l’univers d’un chanteur au style très personnel.

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C Gabriel de la Chapelle

 

 

Judith Leiber

 

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Créatrice de sacs, de minaudières avec humour et moult strass, Judith Leiber vient de disparaître à l’âge de 97 ans. L’année dernière le MAD de New York avait orchestré une brillante rétrospective des créations de celle qui fut surnommée la Fabergé du sac à main.

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Née en Hongrie en 1921, Judith Peto étudia à Londres avant d’apprendre la fabrication des sacs dans son pays. Mariée à Gerson Leiber, un américain de Brooklyn, elle émigra après la guerre aux États-Unis. Après avoir travaillé pour différentes marques d’accessoires, elle crée son label en 1963 à l’âge de 42 ans. Si elle travailla le sac aussi de façon classique et toujours artisanale (l’influence européenne ?), ce sont ses créations ornées de cristaux Swarovski qui contribuèrent à sa renommée. Sa fantaisie s’exprima avec des créations d’objets, d’animaux, de végétaux, réinventés sous forme de minaudières de luxe. Poisson, plat d‘asperge, grenouille, pomme… avec toujours un joyeux sens de l’humour.

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Des influences artistiques sous forme d’hommage à Mondrian, Braque, Delaunay… s’invitèrent aussi dans ses créations.

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Avec sa touche de fantaisie, Judith Leiber a laissé une jolie empreinte sur la création des sacs à main version minaudières à paillettes.