Ulyana Sergeenko

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Ulyana Sergeenko s’inspire d’histoires de polar façon Hollywood où plane le souvenir d’Al Capone et de gangsters. De la prohibition aux punks, les méchants tiennent le haut du pavé dans un style qui se tourne vers les années 40. Taille marquée, épaules dessinées. Un côté un peu masculin pour le jour avec des manteaux de laine, des tailleurs, des chapeaux, des bérets.

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Glamour du soir avec des transparences, des broderies et des matières comme la soie, l’organza.

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Un zeste de fourrure en ponctuation, en étole.

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En accessoires, de grands sacs de voyage et de petits gants blancs à la Michael Jackson. Nostalgie de la femme fatale des films noirs.

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Yuima Nakazato

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Le jeune couturier japonais continue ses explorations pour définir un nouveau mode d‘élaboration du vêtement avec une couture sans fil ni aiguille, mais qui procède par assemblage des éléments. Freedom pour la nouvelle collection. Le principe a évolué et est devenu le 3D Unit constructed textile. Le système permet d‘ajuster les modèles en fonction des morphologies qui ne sont pas toutes à l’identique.

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Le créateur a choisi d’expérimenter son système novateur en plongeant son inspiration vers des modèles du passé. Cap sur les années 50, une période riche en style qui a vu l’apogée de la couture avec Christian Dior et aussi à l’opposé l’avènement du jean en tant que vêtement universel. Une présentation sur deux tableaux à la fois sur écran avec une démonstration visuelle de la conception sur ordinateur et leur transposition dans la réalité avec des mannequins avançant sur le devant de la scène. Des formes classiques revisitées par la technologie et une silhouette particulièrement évocatrice, écho techno au tailleur bar de Christian Dior. Vers une couture où la technologie a droit de cité.

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Stéphane Rolland

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Sur une scène de l’Opéra Bastille, Stéphane Rolland célèbre ses 10 ans avec un défilé au son d’un concert de piano. Géométrie des coupes structurées avec découpes architecturées. Et toujours la signature bicolore de l’opposition du blanc au noir et une touche de doré pour le glam.

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En ajout des branchages dorés s’invitent sur les robes en hommage à Kurt Freiler et Jerry Fels, du duo d’Artisan House. Visages en silicone doré, totem tribal, écho à Franz Hagenauer.

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Le noir et blanc en rayures, façon zèbre, l’étoffe du diable ou de la diablesse.

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L’ocre s’invite, terre à terre s’opposant à l’univers op.

Au piano : Claire-Marie Le Gay et pour le final, Béatrice Uria Monzon, mezzo soprano dans un extrait de Tosca.

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Alexis Mabille

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Parfums de femme pour Alexis Mabille avec une présentation selon une thématique de couleurs. Des évocations de tons associées à des plantes ou à des odeurs. L’or brille : bergamote, tonka, opoponax. Les rouges fleurent pivoine, oeillet, géranium.

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Les nudes esquissent amande, prunus, eau de rose. Les nuits mêlent ancolie, figue, musc.

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Les lichens moussent : verveine, citronnelle, gingembre. Du velours, du satin, du tulle… des matières couture pour robes du soir. Et en traces, le leitmotiv porte-bonheur, sous forme de noeuds.

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Hyun Mi Nielsen

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Deuxième collection pour la Danoise Christine Nielsen qui a lancé sa marque après avoir longtemps collaboré avec Alexander Mc Queen et Sarah Burton. Autour d’un thème baptisé Summer Solstice la créatrice a imaginé la joie de ce moment particulièrement célébré dans les pays scandinaves.

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Un zeste de douceur et de romantisme mais contrebalancé par une inspiration punk. Un début de collection très op avec une dualité blanc noir très graphique ainsi un opulent manteau en tulle à rayures blanc noir.

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Des tissus classiques et des matériaux divers, plastiques. Utilisation du denim en patchwork. Robes en volumes, juponnées. Une inspiration couture mais transposée dans le monde d’aujourd’hui.

 

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Schiaparelli

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« Shocking Society » déclare la collection de Schiaparelli, référence à un monde où les femmes osaient, s’affirmaient et aussi au fameux rose vif maison. Dans les salons de la maison déambulent les créations de Bertrand Guyon. Des références artistiques, écho à Picasso dans la déconstruction avec une composition guitare en lainage, « Partition complétée », nature morte cubiste ?

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Picasso encore avec le modèle Dora (Maar) en portrait. Jeux de trompe-l’oeil avec des motifs de pièces de puzzle, une ceinture cornaline nouée.

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Le souvenir de Schiap souffle quelques références, juste citations, hommages: un homard, une robe rose shocking ou encore un soleil.

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Dégradé de couleurs en tulle mille-feuille camaïeu Rothko, mais aussi eut être jûnihitoe japonais.

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Des tissus précieux, des broderies, mais aussi du vinyle avec un blouson transparent et des libellules en arabesques à reflets irisés.

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Les modèles portent des noms, une série d’évocations de femmes d’exception : Dorothea, Marie-Laure, Leonor, Nancy, Juliet,   Meret,… sans doute à compléter : Tanning, de Noailles, Fini, Cunard, Man Ray, Oppenheim,… Muses magnifiques.

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Une collaboration avec Swarovski signe une robe Crystal avec deux types de cristaux dont une broderie en 3D pour un patchwork de tissus dans un assemblage de rectangles inspiré d‘oeuvres de Sophie Taeuber-Arp.

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Une élégance parfaite, une fantaisie maîtrisée, une vraie couture, Schiaparelli par Bertrand Guyon.

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Iris van Herpen

 

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Glouglou, un monde aquatique distille des bulles, des sons mystérieux. Dans un décor d’aquariums géants s’activent des musiciens hors normes, Between Music. En apnée, ils délivrent des sons venus d’ailleurs, des percussions et un nouveau chant de sirènes primitif et irrésistible. Cette présentation poétique et étonnante dresse le cadre d’une collection d’exception. Dix ans de mode pour la jeune Hollandaise dont les créations sont toujours un ravissement, un étonnement.

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Ses recherches technologiques font progresser le vêtement, l’inscrivent dans le présent voire le futur. Ici pas de vision passéiste d’un recyclage sans fin qui étouffe la création. Une collection aux pièces époustouflantes, mais aussi des modèles dont l’exquise portabilité ne pose aucun doute. Aeriform se dessine dans un monde mystérieux où le vêtement semble en suspension, joue l’ombre et l’oppose à la lumière avec légèreté. Des volumes étonnants, des superpositions, des matières atypiques, des formes biomorphiques.

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Des stries, des volutes, des zébrures… Des méduses ? Des formes ondulant en vagues ou au contraire flottant en apesanteur, l’imagination vagabonde avec délices. Un défilé PARFAIT.

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