Shibori

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Forme de tie and dye très connue au Japon, le shibori existe dans l’archipel depuis le VIIIe siècle. À Kyoto une famille d’artisans tente de préserver le savoir faire artisanal tout en faisant évoluer les techniques et les objets de production. Pour mieux faire connaître le shibori, la famille a ouvert un musée à Kyoto pour montrer ce que la technique permettait de faire : des tissus pour des vêtements (kimonos), mais aussi des reproductions d’estampes ukiyo-e ou encore des figures du kabuki.

Au fil du temps

Si le shibori a pris son essor à Kyoto et aux alentours, c’est le village d’Arimatsu (près de Nagoya) qui est considéré comme le berceau de la technique. Le style est devenu très populaire avec les samouraïs. Technique complexe utilisant un grand nombre d’heures de travail, le shibori fut interdit sous le shogunat Tokugawa au XVIIe siècle avec des lois somptuaires qui visaient particulièrement cette technique. De 1693 jusqu’au 19e siècle, le shibori vit ainsi une parenthèse avant de revenir en force pour les kimonos les plus beaux. Un kimono en shibori peut compter jusqu’à 199 000 noeuds. À la fin du XIXe siècle dans un Occident amateur de japonaiseries, furent envoyés pour les grandes expositions en Europe (Vienne notamment) des kimonos en shibori.

Au Japon au XXe siècle le pays s’ouvre au modernisme et privilégie le progrès sous toutes ses formes. Ce n’est qu’en 1974 et 1976 que fut établie une loi pour le renouveau de certaines techniques d’artisanat dont le shibori.

 

Savoir-faire

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Le verbe shiboru signifie tordre. Le tissu est tordu, attaché, ligaturé pour réserver des parties qui ne seront pas teintes. Il est possible d’imaginer au préalable un dessin qui devient un pochoir, les points seront marqués à l’aide d’un poinçon et d’un marteau sur le tissu. Les marques seront ensuite délimitées en faisant de mini noeuds pour protéger la partie du tissu qui ne sera pas teinte. Les ligatures se font avec des fils de soie, mais aussi avec des fils de plastique très fins. Si au début tout était fait à la main, fut mise au point une machine pour attacher plus rapidement les noeuds.

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De très nombreuses techniques qualifient le shibori en fonction le plus souvent des résultats obtenus, les ronds, mais aussi les ondulations et des motifs variés, mais le plus souvent dans un esprit moucheté, tacheté.

-Le Kanoko shibori se dessine en petites taches comme celle du pelage des daims.

-Le hon hitta shibori dessine des motifs proches d’une rosace. À partir d’un rond, plié en 4 et ensuite attaché 5 ou 7 fois avec un fil de soie et puis pincé très fort deux fois à la base.

-L’oke shibori est une technique de teinture dans un seau. Le tissu est en partie trempé dans un seau. La partie du tissu à l’extérieur du bac est teinte et celle qui est à l’intérieur est protégée.

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-Le Tsujiga hana avec l’ajout d’encre.

-Miura shibori, l’aiguille agit comme un crochet pour poser une boucle de fil, à la main ou aussi à l’ide d’une machine artisanale pour augmenter la cadence.

-Kumo shibori du nom de l’araignée. Le motif qui se dessine s’apparente à une toile d’araignée.

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Une technique à redécouvrir et qui renoue avec le savoir-faire de traditions ancestrales au Japon qui sont à nouveau dans l’air du temps.

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Une réflexion sur « Shibori »

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