Anrealage

 

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Recherche, expérimentation, innovation toujours innervent le travail de Kunihiko Morinaga sans négliger une touche de poésie. La collection du printemps été annonce « power », dans le sens d’une puissance physique. Pour le créateur, au fil des jours, nous mettons de la tension dans les vêtements portés. Cette tension se retrouve à imprégner les vêtements avec une sorte de puissance physique que le créateur a voulu rendre perceptible, visible via la technologie méchanochromique utilisée en architecture pour déceler les failles, traduisant les tensions en lumière. Ici la technologie transforme l’énergie du mouvement en lumière. Cette puissance est personnifiée par une sorte de Wonder Woman !

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Au final un collection qui joue sur différents registres paradant autour du corps. Des modèles surdimensionnés (300%) mais rétrécis au moyen d’élastiques. L’utilisation de bandes de kinésiologie pour améliorer les performances physiques se retrouve dans les motifs de mise à carreaux.

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Épaules et manches surdimensionnés.

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L’utilisation de Cuben Fiber, une matière non tissée ultra légère, très résistante (15X plus que le fer) utilisée en voile (elle flotte), sert de protection. Et enfin l’effet méchanochromique où la lumière est générée par le mouvement pour nouvelles lucioles.

Une collection où le vêtement n’épouse pas le corps, mais l’enveloppe et lui dicte de nouvelles conditions. Un corps augmenté et contraint, en apparence, avec les effets de « sangles ». Se dessine une nouvelle géographie aux méandres dessinés, soulignés.

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Premier véritable défilé du duo Victoria/Tomas qui a déjà présenté dans le cadre du Designers Appartment et a figuré parmi les finalistes du festival d’Hyères en 2013. La marque a été créée par Victoria Feldman et Tomas Berzins qui se sont rencontrés dans une école de mode à Paris (Esmod).

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Le thème de leur premier défilé conte une histoire d‘amour entre un bad boy et une sage jeune fille. Le vestiaire aux réminiscences masculines (comme la chemise) s’échappe vite vers une douce féminité. Rencontre de différentes matières pour vêtements hybrides. Une pointe d’asymétrie pour déstructurer la silhouette, là uné épaule, là un bas de jupe… Le trench se revisite. D’amples robes à taille basse.

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Jeu de découpes aux encolures, dans les jupes, ouvertures hublot, façon oculus entouré d’effets drapés, froncés.

De petits carreaux, des rayures…

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Guerre de boutons démultipliés en motifs décoratifs.

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Sur les robes de popeline de coton à rayures, l’incrustation d’un motif géant en Y, signe de paix ?

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Paskal

 

Paskal Spring Summer 2018 Fashion Show in Paris

 

La tête dans les nuages et flotte le thème de la collection de Paskal (Julie) dans un esprit primesautier avec des modèles aux formes simples, mais enrichis de volumes, de découpes, de volutes, avatars de nuages (découpes laser). La palette s’inspire des couleurs que peut produire le ciel dans ses variations les plus fantasques : turquoise, rose coucher de soleil ou blanc.

Paskal Spring Summer 2018 Fashion Show in Paris

À l’opposé, des couleurs plus sombres et classiques, bleu et noir. Quelques télescopages de couleurs audacieux : ocre, noir et bleu ciel.

Paskal Spring Summer 2018 Fashion Show in Paris

Les matières jouent sur le poids pour le tombé avec coton et surtout néoprène. Une collection géométrique pour l’esprit de base et enjolivée de nuages en fleurs, rêverie.

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Pleats Please Vitamin

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Une bonne dose de vitamines avant les défilés… L’humour des campagnes de Pleats Please s’est plongé dans une joyeuse série de végétaux où se cueillent fruits et légumes composés de tissus plissés.

Si le Japon a une solide réputation en matière d’emballage, des siècles passés à aujourd’hui en passant par le furoshiki ou l’ouvrage mythique Comment emballer cinq oeufs, la mode aussi s’aventure sur ce terrain avec poésie.

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Pour Issey Miyake depuis plusieurs saisons Taku Satoh met en scène les vêtements de la collection Pleats Please. Un joyeux dosage de création dans les formes et une salutaire pointe d’humour que l’on retrouve dans les séries des sushis ou des animaux.

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Depuis le printemps, cap sur la nature avec la série Vitamin : poivrons, choux, banane. Pour l’automne le panier de la ménagère se complète avec pommes, poire, raisin, citrouille, oignons, navets, potiron. À déguster avec les yeux.

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Direction artistique : Taku Satoh.

Design : Yuri Yamazaki.

Photographie : Koji Udo.

 

Anofuku

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« Le vêtement de quelqu’un »… Se pose un regard sur le vêtement du futur par le prisme du travail de deux créateurs : Kunihiko Morinaga ( Anrealage) et Keisuke Kanda. Une mise en parallèle de leurs créations d’univers très différents et la fusion de leurs styles pour des projets concrets, l’un avec la société d’animation Ghibli autour de pulls pour enfants avec des « caractères »  et une interprétation du sportwear pour Asics avec costumes et sandales de sport… Hors mode, une bibliothèque portative pour Tsutaya. Une relecture des modes de consommation ? « Souvenirs humains » pour Ghibli, « Nouvelles fonctions » pour Asics et « Multi-usage «  pour Tsutaya.

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L’exposition (à la Maison de la Culture du Japon à Paris) débute par un « happening », les débuts des deux créateurs et des images d’un défilé « sauvage » dans un train de Tokyo.

Ensuite l’univers de chaque créateur.

Pour Anrealage, des pièces de défilés, parfois spectaculaires. Chaque collection est conçue à partir d’un thème et souvent déploie un côté technologique (lecture à travers le prisme d’un flash, transformation visuelle sous l’effet de la chaleur…). Kunihiko Morinaga multiplie le champ des explorations. Conçus selon des formes géométriques, certains modèles ont été développés en volumes et sont à la frontière entre la sculpture et le vêtement architecture. Étonnants vêtements cubes.

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Pour Keisuke Kanda, la création se développe à partir d’éléments traditionnels, une relecture et une métamorphose du vêtement et des accessoires. L’uniforme scolaire, le drapeau japonais, les petits nœuds en plastique à mettre dans les cheveux. Une démarche poétique et populaire et des petits accents « kawaï » mais avec un décryptage et une analyse des phénomènes de la jeunesse japonaise.

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Des créateurs à découvrir ou à redécouvrir (Anrealage défile à Paris depuis plusieurs saisons. Et une confirmation de l’indéfectible talent des Japonais pour la création et l’innovation… Un vêtement réinventé.

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Photos de l’expo : Graziella Antonini

Christian Dior, couturier du rêve

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Spectaculaire, l’exposition Christian Dior* retrace l’aventure d’un créateur hors norme à l’origine d’une maison prestigieuse. Du tailleur bar à aujourd’hui en passant par les cases parfums ou maquillage, itinéraire d’une maison française en admirant 300 robes de couture, des accessoires, des photos, des patronages, l’esquisse d’un atelier. 3 000 mètres carrés d‘exposition à voir, même pour les réfractaires à la mode.

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Un couturier

Née sous une bonne étoile (trouvée par le couturier en 1946 à la veille d’une rencontre capitale avec Marcel Boussac), la maison Christian Dior a été fondée en 1947. Dès le départ inscrite dans son époque, la maison tourne la sombre page de la guerre et, en réaction, utilise des métrages de tissu insensés. Christian Dior imagine une silhouette qui marquera les esprits. L’intitulé Corolle de sa collection de femmes fleurs passera à la postérité avec l’expression de la journaliste américaine Carmel Snow (Harper’s Bazar) qui choisit avec enthousiasme le terme de New Look. Christian Dior expliquait : «  J’accusais la taille, le volume des hanches, je mis en valeur la poitrine. Pour donner plus de tenue à mes modèles, je fis doubler presque tous les tissus de percale ou de taffetas, renouant ainsi avec une tradition depuis longtemps abandonnée. » Emblématique, le tailleur Bar (passé à la postérité avec un cliché de Willy Maywald) associe une veste en shantung blanc cassé à basques sur une ample jupe noire évasée et agrémentée de plis. En parallèle à la silhouette Corolle, une forme en 8 où les jupes jouent l’étroitesse d’une tige. Avenue Montaigne les collections se succéderont avec succès jusqu’au décès du couturier en 1957.

 

De 1957 à aujourd’hui

Six créateurs en 60 ans ont marqué de leur patte l’histoire de la maison.

-Jeune assistant remarqué, Yves Saint Laurent prit la succession de Christian Dior mais pour très peu de temps (confronté à des obligations militaires). Il présenta avec succès en 1957 sa première collection Trapèze pour le printemps été 1958. Ligne courbe pour l’automne hiver 1958 et une dernière collection en 1960. En quelques saisons les prémices de son grand talent ont déjà pu s’exprimer.

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-En poste chez Dior à Londres, Marc Bohan prend la succession en 1960. Un travail classique, mais couronné deux fois par un Dé d’or en 1983 et en 1988.

-Avec son exubérance italienne, Gianfranco Ferré présente sa première collection en 1989-1990 et recevra lui aussi un Dé d’or la même année.

-La grande révolution sera l’arrivée en 1996 de John Galliano qui insufflera une vie nouvelle et flamboyante à la belle endormie. Diplômé de Saint Martin’s et déjà créateur de collections extraordinaires sous son nom, John Galliano aura avec Dior toute latitude pour le déploiement de son talent. Une décennie fabuleuse servie par une inspiration multi facettes traduite avec le savoir faire d’exception des ateliers. Ses collections demeurent des souvenirs remarquables et revoir ces modèles constitue un des grands moments de l’exposition.

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Belge diplômé de l’Académie d’Anvers, Raf Simons créa d’abord sous son nom et fut directeur artistique quelques années chez Jil Sander avant de succéder à John Galliano dans un style plus épuré, architecturé, voire minimaliste.

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En 2016, une nouvelle page se tourne avec l’arrivée d’une femme, Maria Grazia Chiuri qui s’était fait remarquer par le succès de son binôme chez Valentino.

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L’exposition

La mise en scène de Nathalie Crinière se dessine autour de thèmes, de lieux : une galerie d’art, un atelier, une rue, un boudoir, un jardin… Des souvenirs de l’enfance, des lieux qui ont compté dont Granville, la Colle noire… Le dessin d’un parcours artistique de galériste… L’amour ds jardins, des fleurs… Autant de points d’ancrage de la future maison.

Des « Coloramas » en camaïeux autour du mauve, rouge, vert, jaune… réunissent vêtements, accessoires et parfums d’un couturier qui, en visionnaire, avait déjà inscrit ls fragrances dans le début de son histoire. Et aussi en écho le travail des trois grands maquilleurs maison : Serge Lutens, Tyen et Peter Philips.

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L’intérêt du couturier pour les jardins, les fleurs se retrouve amplifié par le choix d’un décor de fleurs de papier ( Wanda Barcelona).

Le tailleur Bar ouvre la voie à la grande nef qui met en valeur les tenues de haute couture les plus fastueuses parfois portées par des personnalités célèbres (Grace de Monaco, Lady Diana, Charlize Theron…). Le tout étoffé par des croquis, des documents et des photos. Des espaces annexes se consacrent aux différents directeurs artistiques de la maison. Dans le parcours s’enchevêtrent chronologie et thèmes.

Une délicieuse plongée dans le temps, 70 ans de création d’une grande maison.

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* Au Musée des Arts décoratifs de Paris jusqu’au 7 janvier

 

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-William Klein, Dorothy + Little Bara with a cello, Paris 1960, robe Moderato Cantabile, collection haute couture automne-hiver 1960. Vogue US, 15 septembre 1960, modèles Dorothy McGowan et Little Bara © William Klein

–YSL Pour Christian Dior Robe Bonne conduite PE 1958. Ligne Trapèze. Robe blouse en lainage granité de Rodier. Paris, Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent. © Photo Les Arts Décoratifs / Nicholas Alan Cope

-John Galliano pour Christian Dior, Ensemble Shéhérazade, haute couture printemps-été 1998. Ensemble du soir kimono inspiré des Ballets russes, ligne pyramide, à grand col cheminée en velours de soie, applications, broderies et incrustations de cristaux Swarovski. Robe longue fourreau en double satin. Paris, Dior héritage © Photo Les Arts Décoratifs / Nicholas Alan Cope

– Raf Simons pour Christian Dior, haute couture automne-hiver 2012.Robe du soir en satin duchesse jaune imprimé chaîne d’après la peinture SP178 de Sterling Ruby. Paris, Dior héritage © Photo Les Arts Décoratifs / Nicholas Alan Cope

-Maria Grazia Chiuri pour Christian Dior, tailleur Rêve infini, collection haute couture printemps-été 2017, veste Bar à double basque plissée, pantalon plissé soleil, Paris, Dior héritage © Photo Les Arts Décoratifs, Paris / Nicholas Alan Cope

-Présentoir Miss Dior, inspiré du Temple de l’amour au Petit Trianon de versailles, 1950 © Philippe Schlienger

-Peter Lindbergh, robes Kusudi et Kitu, collection haute couture printemps-été 1997, modèles Kiara Kabukuru et Debra Shaw © Peter Lindbergh

Margiela les années Hermès

 

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Une maison cousue de fil blanc et un des plus grands créateurs de la mode contemporaine, Martin Margiela… C’était hier. Le MOMU d’Anvers met en parallèle les deux univers du créateur : sa maison établie en 1988 et ses années Hermès de 1997 à 2003. Un parcours en deux couleurs où le fond blanc, résolument MMM, se confronte et répond à l’iconique orange Hermès.

 

Incognito ?

Si la notoriété de Martin Margiela est en partie associée à son absence physique avec son choix de ne pas s’exhiber ou même se montrer et de ne pas être pris en photo, son nom est aussi absorbé dans la dénomination du vocable Maison Martin Margiela. Réalisées par fax et ensuite par mails, les interviews étaient signées d’un nous collectif qui escamotait le je. Un « anonymat » renforcé par les quatre fils blancs qui cousent les étiquettes vierges mais qui, paradoxalement, sont identifiables de dos ! Ce gommage d’une identité classique se retrouve aussi dans les défilés et les looks books où la plupart du temps les visages sont masqués, oblitérés. Un savant jeu d’absence au profit du vêtement, de la création. Les défilés avaient lieu dans des espaces atypiques (originalité et coût moindre) où les invités étaient accueillis avec du vin chaud dans des gobelets blancs proposés par une équipe en blouse blanche. Un grand coup de blanc définissait cet univers où, à l’époque du passage Ruelle, tout avait été repeint en blanc ainsi le mobilier, les escaliers… Ce blanc immaculé se répandait sur les vêtements, les chaussures, les jeans, tout s’offrait une couche de peinture blanche signature de la maison. Mais, au-delà de toute cette recherche pour identifier ou plutôt non identifier un créateur, la mode est là et demeure majeure, avec des idées, des inventions à profusion. De l’originalité, de la récup, tout un vocabulaire de nouveaux basiques… et une forme de résistance au rythme frénétique des saisons en rééditant d’anciens modèles.

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Et, sans doute dans le droit fil de la révolution provoquée par les Japonais, un sens de la déconstruction, de la déstructure. Mais là où les Nippons avaient choisi un noir sombre et dramatique (le noir des vêtements de kuroko ?), Martin Margiela choisissait son contraire, le blanc. « Le blanc se réfère à la puissance de la fragilité du temps qui passe. L’expression d’une unité, d’une pureté, d’une honnêteté. Ce n’est jamais que du blanc mais plutôt-des blancs- toutes les nuances possibles. Nous utilisons généralement du blanc mat pour que le passage du temps soit évident ».

 

Un style unique

Hyper créatif, Martin Margiela a aussi débuté en créant à partir de choses existantes. Roi de la récup, il compose un pull à partir de chaussettes, surplus de l’armée. Inventions ou réinterpétaitons, MMM a multiplié les expériences ainsi le vintage, le trompe-l’oeil… Les demi vêtements sont-ils un hommage indirect au manteau de Saint Martin ? Pour l’oversize avec notamment la collection hiver 98-99, l’utilisation d’un mannequin américain créait les modèles en taille 78 italien.

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Parmi les pièces majeures, une veste en lin dans l’esprit d’un stockman qui se portait avec des voiles montés sur bolduc façon work in progress.

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Assemblages de foulards. Hommage à Barbie avec des vêtements de la poupée américaine transposés taille humaine en respectant proportions et taille des boutons (chandail en tricot de Barbie, chemise à carreaux de Ken).

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Des idées, mais aussi des trouvailles dans les coupes, la construction du vêtement avec par exemple des détails retravaillés comme les épaules au rembourrage d’épaules « cigarette ». Pour les chaussures, une inspiration japonisante avec des dérivés de tabis transformés en souliers plats ou à talon..

 

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Chez Hermès, il oeuvre entre 1997 et 2003, des années qui ont marqué l’histoire de la maison au féminin avec une simplicité élégante traduite dans les matières les plus belles. Intimistes, les défilés se déroulaient dans la boutique du 24 Faubourg avec un casting de vraies femmes, éloigné des stéréotypes des mannequins professionnels. S’est dessinée une garde-robe simple avec des basiques monochromes, loin de l’esthétique des foulards colorés. Une palette sourde et délicate s’est composée : craie, mastic, taupe, bronze, ardoise et noir. Pour la maison Hermès, Martin Margiela construisit un vocabulaire avec ses basiques comme la vareuse avec son encolure profonde et ses interprétations de marinière. Pour certains modèles, l’utilisation d’un tissu déperlant, réfractaire à toute goutte d’eau, vêtement anti-pluie par excellence. Un série de vêtements dont la forme s’inspire de kimono dessine des modèles très longs, infroissables et ultra légers. Une garde-robe interchangeable à compléter et aussi à superposer. Pour le maillot de bain, le trikini, un trois pièces avec deux bandeaux. Les doublures des vêtements, dans des matières nobles peuvent aussi se porter seules ou en réversible avec le principe du « doublé de même ». En 1997, création d’un mythique bracelet à double tour, chic et décontraction à assortir à la Cape Cod.

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Pour les boutons, discrétion d’un bouton à six trous qui orchestre avec son fil le dessin d’un H. Loin du carré coloré, la création du Losange, foulard monochrome s’attachant façon collier.

Une esthétique assez minimaliste, mais d’une élégance magnifique, intemporelle.

 

Un autre regard …vers la couture

Martin Margiela a eu aussi l’intelligence de donner à voir ce qui n’était pas remarqué ainsi les doublures qui deviennent vêtements.

Il s’est penché sur les vêtements du passé choisis tels quels avec une étiquette donnant l’origine ou dupliqués, ce qui a donné naissance à Replica en 1994 : « Reproduction of found garnments of varying sources and periods » avec lieu et date de la découverte. L’artisanal ouvrit la voie vers la couture avec des vêtements faits main indiquant le nombre d’heures nécessaires à leur fabrication et donnant lettres de noblesse à des éléments banals : bandes Velpeau, tapisseries, chaîne en métal, étiquettes de tissus, vieux gants de cuir, capsules de bouteilles, faux cils, brides de chaussures, cartes à jouer,… Une création finalement présentée au moment de la haute couture dans l’atelier du XIème arrondissement presque façon peep-show via des ouvertures mystérieuses pratiquées dans des cabines où se mouvaient à peine d’anonymes mannequins vivants.

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Une création à deux facettes pour un même parcours, une même vision et sans hésiter un des créateurs majeurs de la mode contemporaine. Et si j’osais une hiérarchie en termes de créativité ou d’importance pour la mode contemporaine, je mettrais sans hésiter Martin Margiela en numéro deux…

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Photo Stany Dederen

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Visuel campagne repeint par MM Photo Thierry Le Goues.

 

Hermès C Studio des fleurs. MMM Photo Giovanni Giannoni.

 

 

Georgia O’Keeffe, anatomie d’une garde-robe

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Magnifique artiste américaine, Georgia O’Keeffe a aussi joué un rôle d’icône de mode avec un style simple quasi austère, mais toujours d’une élégance parfaite. Ses liens avec la mode ont particulièrement été mis en avant lors de la grande rétrospective du musée de Brooklyn. Malgré une apparence simple, l’artiste mettait sans aucun doute un soin particulier à composer ses tenues assez monolithiques. Dans un portrait écrit dans le NewYorker : «  When people ask whether Miss O’Keeffe has only one dress, (her houskeeper) explains that miss O’Keeffe has a hundred dresses, but they’re all alike, except that some are black instead of white ». Barbara Rose disait d’elle : « Hers was the consummate artifice of an apparent lack of artifice… She managed to make contrivance appear nonchalance. The truth was her appearance and habits were a matter of iron disciplin ».

 

Prémices

À ses débuts, Giorgia O’Keefe fabriqua ses propres vêtements, dans ses lettres figure une seule mention d’un robe commandée dans les années 1910. Elle créait ses modèles avec des patronages réalisés dans du papier journal. Elle connaissait les tissus et aimait les travailler dans le biais. Son style a joué sur un zeste d’androgynie et s’est développé un goût pour deux couleurs : le noir et le blanc. Parmi les plus anciens vêtements conservés figurent deux tuniques blanches très simples probablement créées par l’artiste. Dès le départ s’est écrite une pureté monochrome avec juste quelques détails plus élaborés.

Installée à New York avec Stieglitz à partir de 1918, ell a continué à sélectionner ses vêtements orchestrant des commandes selon des indications très précises. Elle avait défini son style et disait : «  Why does everyone want to dress like everyone else and not stand out and be different ? ». Elle avait une façon très personnelle d’assembler et d’attacher ses vêtements. Son premier vêtement « signé » et conservé est une cape de Zoé de Salles datant des années 30.

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Wrapped

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Une des signatures du style de Georgia O’Keeffe fut la robe wrapped, bien avant que Diane de Furstenberg la popularise définitivement. Ce type de robe portefeuille ou cache coeur fut déjà créé par Claire Mac Cardell qui les appelait les « popovers » dont une « pyramid popover » en 1951. Ensuite Neiman Marcus avec les modèles Smock les popularisèrent à Dallas dans les années 50. Dans les années 70, les premières robes wrapped de Georgia O’Keeffe s’étaient usées et elle demanda à Carol Sarkisian de lui en créer d’autres en lui montrant un prototype sur papier à partir d’anciens éléments, expliquant que la robe était dans le biais et nécessitait « six yards of forty inch fabric ». Elle fut particulièrement exigeante sur la qualité du coton sinon « it won’t hang right, it will jut stick out and it will look like I have a costume dance on ».

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Le noir

L’autre signature de l’artiste fut sa prédilection pour le noir. Une non couleur qu’elle considérait comme sa couleur de vêtements de villes et qu’elle déclinait en tailleurs et en robes. Elle commença à porter le costume tailleur dans les annés 40 appréciant leur côté masculin et elle les portait avec des chemises blanches. Un tailleur Balenciaga sous la marque Isa figure dans sa collection ainsi que quelques modèles de Knize prisés pour leur côté masculin. S’ajoutèrent des modèles commandés en Asie notamment des tenues réalisées par J.S. Wong.

 

L’Orient

Attirée par l’Orient, elle s’intéressa au bouddhisme et au zen. Elle acquit des vêtements en Asie et le kimono devint aussi un de ses vêtements préférés. Elle compléta régulièrement ses achats dans une boutique ethnique de Santa Fe, Origins. Elle portait le kimono à l’occidentale en le ceinturant simplement et pas d’obi. Elle possédait aussi quelques yukatas imprimés dont un avec des volutes qui lui donnaient le sentiment d’avoir l’eau coulant sur son corps; le motif fut qualifié de « flower fall ». Dans sa collection figure aussi un modèle avec le mont Fuji. Quelques modèles de vêtements chinois et ses tailleurs de Hong-Kong.

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Éclectisme

De Claire Mc Cardell, ont été conservées plusieurs robes très « american look » dont un magnifique modèle aux emmanchures très découpées et orné de quelques surpiqûres des années 50. Georgia O’Keeffe la considérait comme la meilleure créatrice américaine, elle appréciait particulièrement le confort de ses tenues.

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D’Europe figurent quelques modèles dont une création de Pucci, mais avec la sobriété du noir et du blanc d’une robe géométrique et pas l’exubérance signature de la maison.

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Marimekko (Finlande) attira aussi l’attention de l’artiste avec des créations confortables dans de bons cotons. Là aussi sobriété des couleurs, loin de la gamme souvent vive de Marimekko.

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Parmi les accessoires qui attachaient ses robes se distingue une magnifique broche de Calder qui reprend ses initiales

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Figure de mode.

La personnalité et le style de Giorgia O’Keeffe intéressèrent des créateurs contemporains qui lui rendirent des hommages variés. En 1983 Calvin Klein lui créa un pull blanc avec un bord noir autour du cou, pull qu’elle portait quand il lui rendit visite en 1984. Il revint avec Bruce Weber pour réaliser une série de photos dans le ranch de l’artiste. Le photographe fit aussi de magnifiques portraits de vêtements de Georgia O’Keeffe.

Coup de coeur d’Issey Miyake pour sa personnalité : « For the first time, i’m designing cloths with one person in mind. An I’m planning to send them to her when they’re ready ». Plus tard la première collection de Yoshiyuki Miyamae pour Miyake rendit hommage à Georgia O’Keeffe avec la collection Bloom Skin. Michael Kors a imaginé aussi à partir d’un de ses tableaux de fleurs un imprimé coquelicot.

 

Un parcours émouvant dans ces archives de vêtements qui ont participé à la création du style d’une femme qui à près de 100 ans incarnait encore une icône de mode, bien loin des vedettes de pacotille que sont les références d’aujourd’hui.

Une artiste remarquable, intrépide, libre…

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Medusa, bijoux et tabous

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Sous les auspices de Méduse, l’exposition Bijoux et tabous entraine sur les chemins de la parure avec une sélection exceptionnelle de créations d’artistes. Un parcours en plus de 400 bijoux au Musée d’art moderne de la ville de Paris (espace Arc)

 

Dans l’introduction est cité Roland Barthes : « Il y a une libération générale du bijou : sa définition s’élargit, c’est maintenant un objet libre de préjugés : multiforme, multi-substantiel, d’emplois infinis, il n’est plus asservi à la loi du haut prix ni à celle d’un usage singulier, festif, presque sacré : le bijou s’est démocratisé ». Par certains aspects le bijou s’est effectivement démocratisé, les matériaux utilisés ont aussi élargi le champ des possibles. L’usage a aussi évolué même si demeure en majeur la notion de parure. En quatre grands chapitres l’exposition explore des pistes en ajoutant des thématiques, le tout décrypté dans un catalogue enrichi de nombreux textes.

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  1. Identités et subversions.

Si le bijou est le plus souvent perçu comme apanage de la féminité avec son rôle d’artifice, d’excès parfois « Il marque un vice (chez elle) et une faiblesse (chez lui ) », il n’en a pas toujours été ainsi. Si l’homme s’est libéré d’une forme d’apparat, c’est la femme qui va porter en étendard les signes de sa réussite. Le bijou scande les temps forts de la vie, les boucles d’oreille de l’enfance, la bague de fiancailles… il marque les étapes, les sacralise un peu. Le bijou est aussi un mode d’expression de communautés qui veulent à la fois se distinguer et se reconnaître entre eux ainsi les dandies, les punks… Se dessine un savant jeu de transgression et d’appartenance.

Thématiques abordées : ruban, chaîne, taches, badge, trophée, artifice, erotica épingle à nourrice.

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  1. Valeur et contre valeurs

La préciosité et la valeur réelle tangible de vrais bijoux, de la joaillerie se justifie avec le prix des métaux, des pierres et un cours qui peut fluctuer. L’or joue un rôle majeur, l’argent est moins « puissant », mais a incarné un aspect plus moderne avec notamment le travail des créateurs scandinaves. Mais où se niche le luxe ? Entre vrai et faux, les frontières se sont estompées, Chanel y a contribué, annoblissant la pacotille. Les bijoux contemporains n’utilisent pas forcément des matériaux nobles, la valeur étant donnée par l’acte de création. Calder pouvait travailler avec des bouts de ficelle, du fil de fer … L’art s’intéresse au bijou notamment autour du surréalisme. Dali avec Schiaparelli, Meret Oppenheim… L’humour s’invite dans une famille qui joue les prolongations. Bernhard Schobinger imagine un collier en tessons de bouteille. Tout peut devenir bijou par la volonté de l’artiste. Le plastique, l’acrylique reçoivent des titres de noblesse aussi le superbe bracelet de Peter Chang en argent, acrylique, résine.

Thèmatiques : accumulation, virtuosité, pedigrée, copie, amateurisme, abject, actuel, sentimental, dématérialisation.

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Entre parure et sculpture le bijou a, par sa relation au corps, le plus souvent un paramètre d’échelle qui intégre sa portabilité. Une explication du classement du bijou dans une catégorie genre mineur en comparaison aux sculptures. Le rapport au corps accorde une place au bijou en fonction de son type, à même le corps (un collier) ou avec une distance et la médiation du vêtement (broche). Sur la route de l’art, les bijoux d’artistes se sont invités ainsi François Hugo qui met en œuvre les créations de Picasso, Derain, Max Ernst, … mais le bijou demeure plus proche en perception de la mode que de l’art.

Dns certains cas le bijou prend ses distances avec le corps, la couronne se porte sur la tête, mais présentée sur un coussin, elle conserve son symbole, son aura.

Le port du bijou est le plus souvent éphémère, associé à des événements.

Quand le bijou veut s’éloigner de l’échelle humaine qui lui est assignée, il va parfois jusqu’à l’importable en raison d’un poids, d’un volume démesuré, une façon de le remettre en question et de le sortir de son cadre trop défini et étriqué.

Des bijoux intégrés font parfois partie du corps comme les colliers des femmes « girafes » chez les Padaung en Birmanie avec le cou étiré par l’accumulation des anneaux de métal. Les protubérances choisies par Orlan rattachent l’art charnel au bijou de corps.

Thèmatiques : miniature, occupations, dénomination, potentia, autonomie, extra large, mouvement, redoublement, prothèses.

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Bless FNAC 06-4654. Rites et fonctions.

Le bijou n’a pas seulement une dimension ormenentale, il joue un rôle pour occuper des fonctions dans des rituels de protection comme les amulettes de nombre de cultures du passé en Egypte, chez les Vikings… Grigris, talismans, porte-bonheurs apportent leur dose d’une supposée magie. Bracelets de pélérinage pour diverses croyances, main hamsa ou main de Fatima d’Afrique du nord … Un rôle supertitieux pour invoquer la fécondité. Des bracelets voeux qui doivent être portés jusqu’à ce qu’ils se rompent naturellement. Des rites de passage rythment les différentes étapes de la vie, même si aujourd’hui cela semble un peu désuet : bracelet de naissance, boucles d’oreille de l’enfance, gourmette de communion, bague de fiançailles, alliance du mariage…

Revers de la médaille, Danny Mac Donald imagine des Bad Luck Charms en dérision.

Le bijou peut aussi être utilitaire avec une fonction avec des outils accrochés à un collier. Une photo intégrée dans une broche pour le souvenir. Une bague sceau pour signer, authentifier un document. Aujourd’hui s’ajoute tout un aspect contemporain avec les nouvelles technologies, bijoux connectés.

Thématiques : passage, œil, perte, pointe, pomme de senteurs, bague sifflet, contrôle, animal, molécule.

Oppenheim

Un bémol pour la scénographie de l’agencement des écrins (pas simple) et le choix des oeuvres d’art qui accompagnent le propos, mais la sélection magnifique des bijoux et le catalogue valent amplement la visite.

-Evelyn Hofer Angelica Huston portant The Jealous Husband de Calder. C Estate of Evelyn Hofer. C Calder Foundation. Adagp

-Cartier. Collier serpent. Photo Nick Welsh.

-Van Cleef & Arpels. Bracelet ruban.

-Mended Veil Danny Mac Donald. Courtesy Ooga Booga, Danny Mac Donald. C Studios Sébert.

-Ruby Lips de Dali reproduit par Henryk Kaston. Photo Robin Hill.

-Westwood. Jewelled crown. C Vivienne Westwood Ltd.

-Bless. Multicolored bangles. Fnac C Bless.

-Meret Oppenheim. Bracelet. C Meret Oppenheim. Adagp.

Viktor & Rolf

 

VIKTOR & ROLF HAUTE COUTURE FW17

Mascarade réussie pour Viktor & Rolf avec leurs silhouettes aux allures de poupées aux visages démesurés et aux yeux écarquillés ( on songe à Margaret Keane mais en version joyeuse). Un défilé aux allures de carnaval avec poupées aux têtes de géantes mâtinées de Tim Burton.

VIKTOR & ROLF HAUTE COUTURE FW17

VIKTOR & ROLF HAUTE COUTURE FW17

Une collection où les basiques sont à l’honneur mais avec des variations couture, tee-shirt, jean et surtout la pièce maîtresse, le bomber. Le kaki est majeur et se développe en avatars de bombers qui deviennent manteaux, vestes avec des volumes des rubans, des noeuds, savantes constructions douillettes tout en volumes.

VIKTOR & ROLF HAUTE COUTURE FW17

VIKTOR & ROLF HAUTE COUTURE FW17

Des pantalons en jean assemblés façon quilt. Une touche d’orange, de bleu et quelques patchworks colorés. Au final les poupées tombent le masque mais demeure le souvenir de ces intrigantes mascottes.Une inquiétante étrangeté jubilatoire.

VIKTOR & ROLF HAUTE COUTURE FW17

VIKTOR & ROLF HAUTE COUTURE FW17